Nassonia ressort du bois

©doc

Eric Domb s'est dit confiant quant à l'avenir de son projet Nassonia, lors d'une rencontre vendredi soir avec les partisans locaux de son projet.

Vendredi soir, à Nassogne, la salle improvisée sous chapiteau privé par les partisans locaux du projet Nassonia (dont l’entrepreneur fermier-boucher local André Magerotte) et Eric Domb était plus que comble. Manquaient à l’appel les principaux opposants au projet visant à " renaturaliser " 1.500 hectares de forêts communales. Ces derniers avaient été nommément avertis que la rencontre se voulait strictement constructive et que les fâcheux n’étaient pas les bienvenus.

" Le projet se fera ! "

A l’issue de la présentation ponctuée de quelques questions, la majorité des Nassognards présents se disaient rassurés sur les intentions d’Eric Domb, même si pas mal de points techniques restent toujours non précisés à ce stade. Présent dans la coulisse, le bourgmestre Marc Quirynen, appelé par le porteur de projet à relancer les contacts et à " mobiliser les énergies locales positives ", s’est montré particulièrement disert. En fin de soirée, Eric Domb se montrait en tout cas rassuré par l’assemblée venue en masse et confiant, assurant que le projet allait se faire. Il mettait même quelque peu la pression sur les autorités locales en affirmant avoir été approché par d’autres édiles locaux intéressés.

A ce propos, on rappellera aussi qu’un important foncier privé de quelque 600 hectares est toujours sur le marché, du côté de Freux (Libramont).

Qui se mettra à table face à Domb ?

Au niveau politique, où le soutien au projet d’Eric Domb reste peu transparent pour l’instant, il se chuchote que Benoît Lutgen, le président du cdH, souhaiterait voir le bourgmestre local prendre ses responsabilités, mais que le mayeur local préférerait que ce soit le ministre wallon de tutelle, René Collin, qui monte aux barricades face à Domb. Rencontré fin août, René Collin disait pour sa part attendre de la Pairi Daiza Foundation, qui portera le projet Nassonia, un texte enfin abouti sur lequel pouvoir prendre position par juriste interposé.

Mais ce grand amateur de football aurait aussi été vu cet été, dit-on, dans les tribunes du stade d’Ostende non loin d’Eric Domb et à l’invitation de Marc Coucke, le président du club par ailleurs actionnaire de référence de Pairi Daiza. Contacté par nos soins pour recouper cette petite information périphérique, Eric Domb n’a pas botté en touche : oui, il était bien là, non loin du ministre, lors du dernier match de la saison dernière, Coucke appréciant sa présence car, " à chaque reprise, son équipe gagne ! " ; mais à aucun moment il n’aurait été question du projet Nassonia. " C’eût été bien maladroit de ma part de profiter de la présence de René Collin pour aborder cela dans les tribunes, l’enjeu étant ailleurs… "

Cette semaine au Collège de Nassogne

Du côté des opposants au projet, chasseurs et propriétaires locaux ont surtout pour l’instant les yeux rivés sur le bail de chasse visant à relouer pour un an les forêts communales visées à terme par le projet Nassonia, diffusé jeudi dernier par la commune de Nassogne. Il s’agit d’un contrat de location de gré à gré, mais le cahier des charges sous-jacent  contient un appel à projet assez précis sur le plan cynégétique, notamment en termes de nourrissage (interdit) du gibier et de chasse au sanglier prioritaire. " Ce qui est plus surprenant, mentionne un chasseur du coin et lecteur attentif, c’est qu’on ne stipule pas que l’appel à projet est réservé à des locaux et qu’on garantisse que la commune prendra financièrement à sa charge les dégâts occasionnés aux terres agricoles limitrophes. De mémoire de chasseur, c’est une première ; et je me demande ce qui restera au final comme bénéfice net dans les caisses communales à l’issue du bail… ", conclut l’intéressé. " Non, je pense que ce n’est pas une première et qu’il y a déjà eu ce genre de clause dans un précédent contrat datant des années ‘80 ", corrige Eric Domb, qui dit voir d’un bon œil que le cahier des charges communal interdise le nourrissage et la chasse ‘à cor et à cri’.

De source bien informée, il y aurait pour l’instant deux, voire trois, candidats prêts à signer ce bail d’un an prenant fin au 30 juin 2017, notamment un consortium de quelque 17 chasseurs locaux, mais aussi, au conditionnel, une personne domiciliée à Saint-Trond. Une réunion du Collège est prévue ce mercredi soir pour statuer sur les offres reçues. Si plusieurs devaient être retenues, il faudrait alors relancer un appel d’offres en bonne et due forme.

La suite du feuilleton, donc, jeudi matin sans doute. Si, cette fois, le bourgmestre local se montre plus loquace. 

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