Berlin se radoucit face à Airbnb

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Depuis le 1er mai, il est interdit aux Berlinois de mettre en location leurs propriétés entières sur des plateformes de location de type Airbnb. Une exception a cependant été acceptée ce mardi par la justice allemande pour les propriétaires de pied-à-terre.

Bonne nouvelle pour les adeptes de la plateforme Airbnb! La justice allemande a fait marche arrière dans sa décision d'interdiction totale des locations temporaires à Berlin via les plateformes communautaires. Le tribunal administratif de la capitale allemande a en effet rendu ce mardi une décision ouvrant la voie des locations temporaires aux propriétaires de pied-à-terre berlinois. Cette décision fait suite à une demande de trois requérants résidant à Rostock en Allemagne, au Danemark et en Italie. Ces derniers possédant un pied-à-terre à Berlin souhaitaient pouvoir le mettre en location pendant leur absence. Le tribunal leur a accordé une dérogation pour louer à des touristes, alors que le règlement berlinois interdit en principe toute location de son appartement via des portails spécialisés, à moins de se limiter à une seule pièce.

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Airbnb responsable de la hausse des loyers berlinois

La décision représente un grand changement dans le paysage juridique berlinois. Pour rappel, le 1er mai dernier, une nouvelle réglementation restreignait énormément la location temporaire. En effet, seule une chambre d'une propriété pouvait être mise à disposition des utilisateurs sur les plateformes communautaires telles qu'Airbnb et autres. Toute personne contrevenant à cette décision s'exposait à une amende de 100.000 euros. Le but des autorités berlinoises étaient en réalité de limiter la hausse des loyers sur un marché où les prix de l'immobilier avaient déjà fortement grimpé. La ville de Berlin estimait que le développement d'Airbnb et d'autres plateformes avait conduit à retirer du marché locatif des logements qui étaient proposés à la place aux touristes, dopant ainsi la hausse des loyers.

+20.000
Plus de 20.000 Berlinois ont loué leur propriété à des touristes via Airbnb en 2015.

Berlin aux aguets

Berlin avait même été jusqu'à créer un site internet sur lequel les habitants pouvaient dénoncer anonymement tout appartement suspect. Mais des courriers émanant des autorités berlinoises reçus par certains propriétaires montrent que celles-ci attendent une décision fixant la jurisprudence pour commencer à sévir. Des sanctions qui risquent désormais d'être encore plus difficiles à appliquer puisque la loi se complexifie laissant désormais la possibilité à certains de mettre l'entièreté de leur logement en location. 

La Belgique beaucoup plus ouverte à Airbnb

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En Belgique, la situation est tout à fait différente, beaucoup moins restrictive. Bien que Bruxelles ait adopté une batterie de mesures au mois de mars dernier pour encadrer la location temporaire en ligne, cette dernière reste bien plus ouverte qu'à Berlin. En quelques mots, depuis fin avril, toute personne physique ou morale  souhaitant mettre en location un bien à destination des touristes à Bruxelles doit s’enregistrer auprès de l’administration "Bruxelles Economie et Emploi". Un certain nombre de documents doit être fourni à l'inscription dont une copie du contrat d’assurance lié au bien. De plus, le logement doit être conforme à certaines normes pour pouvoir être mis en location temporaire, notamment des normes concernant l'éclairage et l'aération. Une location temporaire qui est donc bien encadrée chez nous mais loin d'être interdite. 


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