Deux fonds s'affrontent pour reprendre Neckermann

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Les mandataires de justice ont présenté deux candidats repreneurs pour le réseau des agences Neckermann. La balle est dans le camp du tribunal de l'entreprise.

Le résumé

  • Les mandataires de justice ont reçu deux offres de reprise pour Neckermann.
  • Futura Capital reprendrait tous les travailleurs et les 46 agences.
  • CIM Capital reprendrait 110 travailleurs (sur 126) et 41 agences.
  • Les travailleurs sont favorables à l'offre de CIM Capital.

Six candidats (parmi lesquels on retrouve Havas Voyages, Leclerc Voyages ou TUI Belgium) se sont montrés intéressés par la reprise du réseau d'agences de voyages Neckermann, mais au final, ce sont deux offres qui ont atterri sur la table de Nicholas Ouchinsky (Lexlitis) et de Gérard Leplat (Alta Law), les mandataires de justice de Neckermann

D'un côté, il y a une offre faite par Futura Capital et de l'autre, celle déposée par CCR Partners, gestionnaire du fonds CIM Capital. Dans les deux cas, il s'agit de fonds spécialisés dans la reprise et la relance d'entreprises en difficulté.

126
travailleurs
Une offre de reprise de Neckermann porte sur 126 travailleurs, l'autre offre porte sur 110 travailleurs.

On l'a dit, d'un côté, on a Futura Capital, un fonds basé au Luxembourg fondé par feu Pascal Leurquin et Boris Latour avec le soutien de la Sogepa. Ce fonds propose la reprise de la totalité des 126 travailleurs, ainsi que l'ensemble des 46 points de vente, tout en mettant 375.000 euros sur la table. De l'autre côté, on a le fonds flamand CIM Capital, connu pour avoir repris et relancé Veritas. Du côté de CIM, on est disposé à reprendre 110 travailleurs et 41 points de vente, tout en mettant 400.000 euros sur la table. Notons que les deux candidats se sont tous les deux engagés à reprendre les bons et les vouchers détenus par des voyageurs dont le voyage a été annulé par la pandémie.

"Il s'agit de deux candidats avec d'excellents profils et des offres comparables", a entamé Nicholas Ouchinsky, un des deux mandataires de justice, avant de préciser que "dans un cas comme dans l'autre, les voyages des clients de Neckermann sont sauvés".

"Notre offre est crédible et elle permet une relance de façon crédible et durable."
Delphine Castiaux
Avocate de CIM Capital

Prenant la parole à son tour pour présenter la candidature de CIM Capital, l'avocat Philippe Van den Broeck (Agio Law) a fait savoir que CCR avait recruté Gert De Caluwe, l'ex-CEO de Thomas Cook Belgium pour en faire le nouveau CEO de Neckermann. "Notre offre est crédible et elle permet une relance de façon crédible et durable", a plaidé Delphine Castiaux (Janson), toujours au nom de CIM Capital. Cette dernière a fait part d'un "projet réaliste et prudent", précisant que, sur base du critère de la rentabilité, CIM Capital comptait rouvrir 41 agences (sur 46) avec 110 travailleurs. Enfin, les conseils de CIM Capital ont précisé qu'à la suite d'un sondage interne, il apparaît que la grande majorité des travailleurs de Neckermann se sont rangés derrière le projet du fonds flamand. "C'est une donnée très importante, car la motivation du personnel, c'est la base", a encore expliqué l'avocate.

"Nous voulons refaire de Neckermann la marque préférée des Belges."
Jean-François Gosse
Administrateur de Futura Capital

"Nous voulons refaire de Neckermann la marque préférée des Belges", a pour sa part expliqué Jean-François Gosse, administrateur chez Futura Capital. Et selon lui, alors que le secteur du voyage ne demande qu'à redémarrer, pouvoir s'appuyer sur 46 agences et 126 travailleurs ne sera pas de trop. Le projet de Futura Capital, a encore expliqué Jean-François Gosse, est de faire que tous les Belges soient accompagnés de façon professionnelle et accessible dans l'organisation d'un voyage. Au passage, Marc-Alain Speidel (Aceris), l'avocat de Futura Capital, a fait état d'un soutien de la Sogepa au projet de Futura. En réalité, la Sogepa a fait savoir qu'elle soutiendrait l'un ou l'autre projet de reprise.

Enfin, prenant la parole en fin d'audience, le secrétaire du conseil d'entreprise a confirmé la volonté des travailleurs de Neckermann de se ranger derrière le projet de CIM capital. La balle est dans le camp du tribunal qui doit trancher.

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