Et si tous les Belges n'avaient plus les mêmes dates de vacances?

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C'est l'idée de Jetair et Thomas Cook: étaler les dates des vacances. Conséquence: moins de pression sur les quelques jours de départ ce qui bénéficierait tant aux organsiateurs de voyages qu'aux touristes.

Les tour operators Jetair et Thomas Cook sont partisans de vacances à dates différentes. "Chacun y gagnerait, le secteur du voyage et le consommateur", disent-ils dans le Belang Van Limburg et la Gazet Van Antwerpen.

Des vacances à dates distinctes permettraient au secteur du tourisme de répartir leur offre sur une plus longue période. Vu que les prix varient en fonction de l'offre et la demande, en faisant diminuer le pic des jours de départ (et de retour), le consommateur devrait y trouver son compte, selon l'argumentation de Baptiste van Outryve, porte-parole de Thomas Cook.

Le porte-parole de Thomas Cook a précisé lundi que l'étalement des périodes de vacances ne doit pas être forcément issu d'une scission entre la Flandre et la Wallonie.   "En France il y a trois régions, mais si on prend la région A, on voit des départements du nord et du sud de la France", explique-t-il, pour qui il faut prendre en compte les problèmes de mobilité dans la discussion. "On pourrait voir, par exemple, une zone avec la province de Liège, le Limbourg et les deux Brabants, et une zone avec les Flandres orientale et occidentale et le Hainaut. Ce ne doit pas forcément être des zones linguistiques."

Hans Vanhaelemeersch, de Jetair, explique qu'il s'agit d'une "situation win-win: pour le voyageur, pour les compagnies aériennes, pour les organisateurs de voayge et pour les hôtels."

Selon le syndicat neutre pour indépendants (SNI), cet étalement pourrait être utile dans certains secteurs durant certaines périodes.

"Il va sans dire que des vacances séparées pour la Flandre et la Wallonie dans certains secteurs, tels que le tourisme et l’horeca, seraient une bonne chose. Il y aurait moins de périodes de sur- et sous-occupation, et cela ne sera pas uniquement favorable pour le secteur, mais également pour le consommateur. D’un autre côté, de nouveaux problèmes se poseraient. Il sera, par exemple, moins évident pour l’horeca côtier de trouver un étudiant jobiste quand la Belgique francophone est en vacances tandis que la Flandre pas" estime la présidente du SNI Christine Mattheeuws.

Le SNI trouve que l’idée d’étaler les vacances est à prendre en considération mais "une étude approfondie et des dialogues avec un bon nombre de secteurs seraient nécessaires."

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