Francorchamps en perte de plus de 16 millions

AFP

La nouvelle SA de droit public, le Circuit de Spa Francorchamps, démarre avec de lourdes pertes cumulées.

Selon les comptes annuels déposés à la Banque nationale, la société créée début 2011 et qui a absorbé l’Intercommunale patrimoniale du circuit de F1 (ISF) et l’ex-société de promotion du circuit (SPCSF) a enregistré une perte opérationnelle nette d’environ 794.101 euros en 2011. Mais en absorbant les deux sociétés qui avaient des pertes reportées de près de 16 millions (15,78 millions) au 31 décembre 2010, la nouvelle société se retrouve avec une perte cumulée d’environ 16,6 millions d’euros.

Elle a réalisé des ventes et des prestations pour un montant de près de 10,6 millions d’euros dont un chiffre d’affaires de 6,741 millions d’euros et des subsides publics d’exploitation de 3,858 millions d’euros. Elle occupe au total 35,7 personnes en équivalent temps plein à fin 2011. Ses dettes s’élèvent à un total d’environ 31,3 millions d’euros dont 25 millions d’euros injectés dans les travaux d’infrastructures et garantis par la Région wallonne.

Davignon passe la main

La nouvelle société de gestion du circuit de Francorchamps doit aussi faire face à une série de litiges dont certains l’ont obligée à faire des provisions, d’après le rapport de gestion signé par le président Etienne Davignon. Il y a notamment trois dossiers portant sur une expropriation (pas de provision) et un dossier émanant d’une association momentanée d’entrepreneurs (Besix-Bodarwé) qui réclame un montant de 745.000 euros HTVA (solde principal, suppléments, intérêts; provision à titre conservatoire de 732.00 euros).

D’après le rapport de gestion, la même association d’entrepreneurs exige des dommages et intérêts qu’elle évalue à 2,850 millions pour avoir été évincée illégalement d’un marché public (aucune provision actée). Un bureau d’architecture réclame, lui, 1,7 million (hors intérêts) à titre de solde d’honoraires, d’indemnités de rupture, de dommages et intérêts ainsi que pour des frais (provision de 180.000 euros). La société conteste les montants réclamés, d’où l’absence de provision dans certains cas.

Désormais, le vicomte Etienne Davignon va passer la main à François Cornélis, ex-numéro 2 de Total et président du RACB (Royal automobile club). Il a d’ailleurs indiqué aux administrateurs lors de la réunion du 3 octobre que c’était la dernière qu’il présidait.

La question de la continuité de la société a été posée, vu l’état de la situation financière, mais les dirigeants sont optimistes. "Les comptes au 31 décembre 2011 incluent différents éléments importants, mais ponctuels liés à l’intégration des sociétés absorbées. Le cash flow demeure largement positif. L’exercice, prenant cours au 1er janvier 2012, va coïncider avec un exercice où la fusion sortira ses effets à plein, le compte de résultat prévisionnel 2012 devrait faire apparaître une situation bénéficiaire, entraînant, en conséquence, une réduction de la perte reportée", lit-on dans le rapport dans le rapport de gestion.

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