Le pôle touristique ardennais de Marc Coucke dans le vert dès cette année

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LPM Holding, qui chapeaute à 100% les deux sociétés gestionnaires des activités touristiques développées dans et autour de Durbuy, a pour seuls actionnaires Marc Coucke et Bart Maerten (50/50). La société est sur le point de finaliser le rachat de deux golfs situés dans le voisinage. Mais les chiffres des deux sociétés anonymes qu’elle chapeaute - Durbuy Aventure et LPM - affichent des comptes 2017 dans le rouge. Explications.

Les lourds investissements consentis par Marc Coucke et son bras droit local, Bart Maerten, à Durbuy ont plombé les comptes de ses sociétés de gestion Durbuy Aventure et LPM (La Petite Merveille). Sur l’exercice 2017, leur dette cumulée dépasse 18 millions d’euros. De lourds investissements sont encore programmés, mais l’été ensoleillé semble avoir dynamisé les affaires. Coucke et son co-actionnaire (50/50) espèrent réaliser 1 million de bénéfice à Durbuy dès cette année.

Marc Coucke à Durbuy, c’est l’histoire d’un boulimique qui sait néanmoins ce qu’il avale quand il y met le prix. Depuis qu’il a sorti son portefeuille bien garni pour acquérir et transformer la plus petite ville du monde et ses alentours par appartements, l’ex-patron d’Omega Pharma n’a pas arrêté d’y investir massivement. Il a déjà racheté un parc d’aventures, une société de location de kayaks, un camping, des hôtels, des restaurants, des maisons adjacentes… et quelque 500 hectares de forêts. Sans parler des lourds investissements pour rééquiper ces activités et les rendre rentables à terme. Les deux futures perles du collier ardennais sont connues depuis la mi-août. Il s’agit des clubs de golf de Durbuy (27 trous, Barvaux-sur-Ourthe) et des Five Nations (18 trous, Méan), actuellement rachetés par LPM Holding à l’homme d’affaires néerlandais Eric Wilborts, cofondateur et ancien actionnaire des chaînes de fitness HealthCity et Basic-Fit. "L’opération devrait être bouclée d’ici 15 jours", nous assure Bart Maerten. À Méan, la ferme du XVIIe siècle qui sert de club house et de restaurant vient d’être agrandie et intègre désormais un hôtel de luxe de 35 chambres.

Tous ces investissements ont pesé sur les finances du portefeuille local, où les deux partenaires doivent encore financer l’acquisition en cours. Les comptes 2017 de la SA Durbuy Aventure, qui gère une partie du parc touristique local, affichent ainsi des dettes cumulées atteignant aujourd’hui plus de 16 millions d’euros et des capitaux propres dans le rouge (-3,4 millions d’euros). Quant à LPM (La Petite Merveille), qui gère l’autre partie des activités touristiques, pas de quoi pavoiser non plus l’an dernier avec des pertes reportées proches de 220.000 euros et 2,3 millions de dettes cumulées.

"Nous finaliserons le rachat des deux golfs d’ici la-mi septembre."
Bart Maerten
CEO de LPM

Mais cette situation ne serait due qu’aux indispensables investissements de départ, rassure l’administrateur délégué Bart Maerten, responsable à 100% de la gestion journalière des sites. Celui-ci ajoute d’ailleurs ne rien devoir aux banques. C’est LPM Holding et Alychlo, la société d’investissement familiale de l’entrepreneur flamand, qui ont injecté les capitaux nécessaires pour acquérir les fonciers forestiers et rééquiper les lieux, notamment le "glamping" et les cottages.

Tout reste donc en cercle fermé, sous contrôle. Et, selon le bras droit du patron, les résultats 2018 – avec une saison estivale dopée par la canicule – permettent déjà d’annoncer que ces investissements massifs ont été judicieux et profitables. "Nous sommes en train d’inverser la tendance et nous visons un bénéfice dépassant le million d’euros pour la fin de l’année en cours", avance -t-il.

Les banques pour financer la suite

Fort de cette tendance positive, l’homme qui gère personnellement les deux sociétés de gestion locales, Durbuy Aventure et LPM, et y cornaque une équipe aujourd’hui élargie à 180 personnes, ajoute faire pour l’instant le tour des banques pour financer les nouveaux projets en cours.

"Nous sommes en train d’inverser la tendance et nous visons un bénéfice dépassant le million d’euros pour la fin de l’année en cours."
Bart Maerten
CEO de LMP

Le menu: les deux golfs de Méan et Barvaux (contrat signé et pas encore clôturé) et les travaux d’aménagement prévus dans les infrastructures hôtelières du centre de Durbuy. L’objectif visé: donner rapidement à l’offre touristique locale une masse critique diversifiée suffisante, en rayonnant de plus en plus largement sur les communes limitrophes.

Sur le segment du golf, les experts estiment que les prix démocratiques dameront le pion aux modèles élitistes. Ce n’est donc pas un hasard si les deux familles d’actionnaires (Coucke et Maerten) réunies au sein de la SA LPM Holding ajoutent à leur pré carré local en devenir ce nouveau volet très complémentaire à l’existant.

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