Le tourisme mondial poursuit sa reprise

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Le tourisme mondial a poursuivi sa reprise entamée en 2010 au premier semestre 2011, selon l'OMT, malgré une chute en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Les arrivées de touristes internationaux ont progressé de 4,5% au premier semestre, confirmant la reprise du secteur, entamée en 2010, a annoncé l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) dans un communiqué reçu mercredi soir.

"Entre janvier et juin de cette année, le nombre total d'arrivées (de touristes) s'est élevé à 440 millions, 19 millions de plus que la même période de 2010", a indiqué l'OMT, organisation dépendant des Nations unies et dont le siège est à Madrid.

Tandis que les économies émergentes restent le moteur de cette croissance, avec une hausse des arrivées de 4,8% au premier semestre, les "économies avancées", selon la classification de l'OMT, se rapprochent désormais de ce rythme, avec une progression de 4,3%.

"La tendance reflète la baisse enregistrée au Moyen-Orient et en Afrique du Nord", deux régions marquées ces derniers mois par un vaste mouvement de révoltes populaires, souvent accompagnées de violences, ce qui a pu détourner les touristes.

Les arrivées de touristes ont ainsi chuté de 13% en Afrique du Nord et de 11% au Moyen-Orient.

L'OMT relève aussi "le ralentissement de la croissance dans certaines destinations asiatiques après une année 2010 très positive", notamment au Japon, en raison du violent séisme et du tsunami en mars.

L'Europe a connu en revanche des "résultats meilleurs que prévus", avec une augmentation des arrivées de 6%, et les touristes ont été plus nombreux en Afrique subsaharienne (+9%), en Amérique du Sud (+15%) et en Asie-Pacifique (+5%).

Après avoir vécu en 2009 "sa pire année depuis 60 ans", selon le secrétaire général de l'OMT Taleb Rifai, le tourisme mondial avait connu une forte reprise en 2010, avec une hausse de 6,6% des arrivées de touristes internationaux.

Pour 2011, l'OMT table toujours sur une progression de 4 à 5%, mais prévient qu'après un bon premier semestre, "la croissance du reste de l'année pourrait se modérer": "nous devons être prudents, car l'économie mondiale donne des signes d'instabilité et de nervosité croissantes", a souligné Taleb Rifai.

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