Rome s'apprête à décréter l'état d'urgence

Le gouvernement italien s'apprête à décréter l'état d'urgence dans la zone touchée par le naufrage du Costa Concordia, tout près de l'île du Giglio, en Toscane, a annoncé lundi le ministre de l'Environnement Corrado Clini.

La décision officielle d'état d'urgence dans la zone touchée par le naufrage du Costa Concordia devrait être annoncée au prochain conseil des ministres, prévu pour jeudi, ou plus tôt si c'est possible, a déclaré le ministre italien de l'Environnement Corrado Clini, au terme d'une rencontre à la préfecture de Livourne avec les autorités locales.

Cette mesure "implique que toutes les opérations liées à cet accident sont d'intérêt national et requièrent la participation des institutions nationales, du gouvernement et de la Région", a-t-il expliqué.

"Le niveau de ressources nécessaires sera défini à partir du plan que nous devrons adopter", a dit M. Clini.

Après une réunion de crise en présence de M. Clini, le président de la région Toscane Enrico Rossi a demandé que les grands navires empruntent dorénavant "des autoroutes des mers" et que leur trajet soit "surveillé avec les technologies les plus avancées".

Le risque écologique croît

Le naufrage du Costa Concordia, avec à son bord plus de 4.000 personnes, a fait au moins six morts, une soixantaine de blessés et au moins une quinzaine de disparus.

Les autorités redoutent de plus un désastre écologique, si les 2.380 tonnes de carburant pour l'instant contenues dans les réservoirs de l'épave se déversaient dans la mer.

Les  conséquences pour la faune et la flore locales de la présence de la masse gigantesque du Costa Concordia à moins de 50 mètres de l'île du Giglio pourraient être dramatiques. Le navire renferme plus de 2.000 tonnes de gazole et libère progressivement des tas d'objets de sa coque: réfrigérateurs, meubles, bouts de moquette.

Réactions outrées

Dans l'onde de choc de la catastrophe, de nombreuses voix s'élevaient pour réclamer un plus grand respect des distances de sécurité voire interdire tout simplement l'entrée de ces colosses hauts comme un immeuble de 10 étages dans les zones les plus fragiles.

"Ca suffit, il faut arrêter de gérer ces navires comme s'il s'agissait de simples vaporetti", ces sortes d'autobus flottants qui circulent dans Venise, a déclaré le ministre de l'Environnement Corrado Clini, en promettant d'agir pour "empêcher ces navires géants de s'approcher de zones sensibles pour l'environnement".

Dans une interview lundi à La Stampa, il a toutefois souligné que "les règles et limites existaient déjà" et qu'il fallait surtout "convaincre" les compagnies de les respecter et de ne pas "donner la priorité à l'offre touristique sur l'attention pour la zone traversée".

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