Plus de 500 postes à pourvoir actuellement chez Infrabel

Infrabel c'est l'entretien au quotidien du réseau ferré mais aussi les gros chantiers avec pas mal de sous-traitance, comme cet énorme chantier de sécurisation des voies ferrées entre Namur et Arlon inauguré ce mardi. ©BELGA

Alors que de nombreuses entreprises sont contraintes de geler les recrutements, plus de 500 postes sont encore vacants chez Infrabel à l'heure actuelle.

Infrabel, ce n’est peut-être pas la première société à laquelle on pense quand on cherche du travail. Et pourtant, le gestionnaire du réseau ferré belge engage à tour de bras depuis plusieurs années. La société recherche ainsi entre 800 et 1000 personnes par an.

Cette année ce sont ainsi 889 postes qui étaient ouverts chez Infrabel. Actuellement, plus de 300 d'entre eux ont trouvé preneur.  La crise Covid est passée par là. «Vraisemblablement, on ne pourra recruter que 700 personnes cette année. Tous les événements de recrutement planifiés entre mars et juin ont dû être annulés», témoigne Bart Vandeputte, responsable de la division Talents chez Infrabel.

50%
En raison de la pyramide des âges d'Infrabel, 50% de son personnel aura quitté l'entreprise entre 2015 et 2025.

Infrabel va donc mettre les bouchées doubles dès septembre avec une dizaine de « jobday », ces journées de recrutement où plusieurs dizaines de personnes peuvent repartir avec un contrat en fin de journée.

Une fierté d’Infrabel qui revendique avoir été la première entreprise publique à utiliser cette technique. Elle permet, avec un pre-screening des candidats, de directement rencontrer les nouveaux collaborateurs potentiels, de leur montrer en pratique à quoi correspondrait leur boulot et, si tout colle, de leur offrir directement un contrat en fin de journée. Un jury est présent sur place et en cas d'avis positif, il y a même de la place pour la négociation des conditions d’engagement le jour même.

«75% des gens que l’on engage lors de ces jobday sont encore là après un an. C’est une proportion similaire à celle des engagements classiques », assure Bart Vandeputte.

Des "jobday" auront lieu dans différents endroits en Wallonie dès septembre.  «Ce que l’on recherche, ce sont surtout des techniciens, des électromécaniciens, des ingénieurs, des profils ICT et des ouvriers qualifiés», pointe le responsable HR.

Guerre des talents

La guerre des talents fait rage aussi chez Infrabel qui se bat pour des profils prisés du moment. «Le plus compliqué pour le moment ce sont les techniciens», confesse Vandeputte.

Les gros concurrents d’Infrabel dans le recrutement sont le Port d’Anvers, De Lijn, la Stib ou Audi Brussels. Pour se différencier, Infrabel met en avant les nombreuses possibilités de mobilité en interne. Un travailleur peut en effet changer de région, mais aussi de métier au sein de l’entreprise. «Nous avions par exemple des collaborateurs lassés par leur fonction et qui sont devenus pilotes de drones dont l’usage est en train de se généraliser chez nous. Aujourd’hui, ces collaborateurs peuvent en interne aller inspecter les pylônes et les ponts que l’on doit réaliser», détaille Frédéric Sacré, porte-parole d’Infrabel.  

La pyramide des âges chez Infrabel est fortement inversée. Un héritage des grandes campagnes de recrutement des entreprises publiques dans les années 70 et 80. 50% du personnel quitte l’entreprise sur la période 2015-2025.

C’est la principale raison du recrutement massif actuel pour une entreprise qui ne compte pourtant plus qu’une dizaine de milliers de collaborateurs.

Les faillites liées au coronavirus pourraient constituer des opportunités. Les contacts sont ainsi étroits avec Swissport Belgium pour identifier les profils qui pourraient faire leur carrière chez Infrabel. De même plusieurs dizaines de travailleurs chez Caterpillar à Gosselies ont trouvé une deuxième carrière chez Infrabel. « Nous avons un taux de rétention très élevé, avec moins d’un pourcent de départs volontaires par an », sourit Bart Vandeputte.

Chantier massif

Chez Infrabel, de manière générale, les tâches d’entretien sont maîtrisées en interne avec le budget d’exploitation. Tout ce qui est investissement, que ce soit le renouvellement ou l’extension de capacité est réalisé majoritairement en sous-traitance, sous la supervision d’Infrabel. C’est le cas de ce grand chantier inauguré ce lundi par le tout nouveau CEO d’Infrabel, Benoit Gilson.   

Sur 14 kilomètres, à hauteur de Tellin et de Saint-Hubert, neuf massifs rocheux seront traités pour garantir leur stabilité. La circulation des trains sera interrompue du 12 au 17 août sur une partie des voies.

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