Alstom/Bombardier: feu vert de l'UE à la création d'un géant ferroviaire

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La Commission européenne approuve sous conditions le rachat de Bombardier Transport par Alstom.

La Commission européenne a autorisé ce vendredi sous conditions le rachat par Alstom de la branche transports du canadien Bombardier, qui donnera naissance à un géant du rail, un an et demi après le mariage avorté du groupe français avec Siemens.

Le nouvel ensemble emploie (avant les cessions concédées pour satisfaire Bruxelles) environ 76.000 salariés pour un chiffre d'affaires de 15,5 milliards d'euros. Il a l'objectif de concurrencer le chinois CRRC, numéro un mondial du secteur.

"Grâce à l'ensemble complet de mesures correctives proposé pour résoudre les problèmes de concurrence dans les secteurs des trains à très grande vitesse, des trains de grande ligne et de la signalisation grandes lignes, l'opération a pu être examinée et autorisée rapidement par la Commission", s'est félicitée la vice-présidente de l'exécutif européen, Margrethe Vestager, citée dans un communiqué.

Plusieurs engagements

Afin de laisser de la place à ses rivaux, Alstom a proposé plusieurs engagements à la Commission européenne, gardienne de la concurrence en Europe, notamment la cession de son site de production de Reichshoffen, situé en Alsace, qui emploie 780 salariés.

6
milliards d'euros
Alstom avait notifié mi-juin à Bruxelles le projet de rachat de son concurrent Bombardier Transport pour 6 milliards d'euros, une opération qui doit être finalisée au premier semestre 2021.

Alstom avait notifié mi-juin à Bruxelles le projet de rachat de son concurrent Bombardier Transport pour 6 milliards d'euros, une opération qui doit être finalisée au premier semestre 2021. Les deux groupes disposent d'un quasi-monopole sur le matériel roulant en France, où ils collaborent régulièrement comme sur le métro et le RER de Paris.

La menace de la concurrence chinoise avait déjà été évoquée pour justifier la reprise d'Alstom par Siemens, une opération qui avait été bloquée en février 2019 par la Commission. Bruxelles craignait une position trop dominante en Europe dans la signalisation ferroviaire et les trains à grande vitesse.

Les chevauchements d'activité d'Alstom avec Bombardier étaient, de fait, beaucoup moins grands qu'avec le groupe allemand, ce qui a facilité l'approbation de l'opération.

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