Euronav s'arme pour profiter de la prochaine vague

Le VLCC (superpétrolier) Aquitaine construit en 2017. ©Euronav

Dans le cadre du rajeunissement de sa flotte, la compagnie belge de tankers Euronav a vendu l'un de ses navires Suezmax avec une plus-value de 8,5 millions de dollars.

Ce matin, l’armateur Euronav a annoncé la vente d’un de ses navires Suezmax (capable de passer par le canal de Suez) "Cap Georges" pour 9,3 millions de dollars dégageant au passage une plus-value de 8,5 millions de dollars.

Ce n’est pas le premier tanker que la compagnie maritime spécialisée dans le transport de pétrole vend cette année. En janvier, elle a annoncé une opération de vente-location ("sale and leaseback") de 4 navires VLCC (pétroliers géants) pour 186 millions de dollars avec un gain de 37 millions.

En juin, elle s’est débarrassée d’un de ses deux plus anciens VLLC en actant une perte de 21 millions de dollars. L’autre, l’Artois, le plus ancien VLCC de sa flotte a été vendu en novembre pour 21 millions de dollars avec une plus-value de 7,7 millions à la clé.

Est-ce à dire qu’Euronav réduit la taille de sa flotte? Pas du tout. Cela fait partie de la stratégie de rajeunissement de celle-ci. Quatre Suezmax sont actuellement en construction sur le chantier naval de Hyndai. Le premier sera réceptionné début 2018.

->Découvrez ici la flotte complète d'Euronav (une cinquantaine de navires) photos et spécifications techniques à l'appui.

Résultats en perte

Cela dit, le business d’Euronav est actuellement dans le creux de la vague. Sur les neuf premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires s’est élevé à 395,4 millions de dollars contre 538 millions un an plus tôt, soit une chute de 26%. Le résultat s'est traduit par une perte de 18 millions contre un bénéfice de 153,8 millions d’euros un an auparavant.

Au niveau des perspectives la compagnie signalait à l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels fin octobre que le secteur entrait dans une nouvelle phase de cycle avec des prix stabilisés par les actifs modernes.  Toutefois l’incertitude et la pression sur les taux de fret demeuraient.

Contrôlée par une branche de la famille Saverys Euronav se dit bien positionnée pour profiter du prochain cycle du secteur des tankers. Fin septembre, elle disposait d’une trésorerie de 735 millions de dollars. Elle a diversifié ses sources de financement en levant 150 millions de dollars via une émission obligataire réalisée en mai dernier et dont les titres sont cotés à la Bourse d’Oslo.

Analystes divisés

Une stratégie qui a sans doute été appréciée par une autre famille d’armateurs anversois, les Cigrang. Via une société holding faisant partie de leur groupe Cobelfret, ils ont acquis, depuis mars 2017, une position sur Euronav. Position qui a franchi, le 7 novembre dernier, le seuil obligatoire de déclaration de 5% pour atteindre 5,15%.

Les analystes recensés par Bloomberg, pour leur part, se montrent plutôt divisés sur la valeur. Sept d’entre eux recommandent d’acheter l’action, cinq de la conserver et un de la vendre. L’objectif de cours moyen est de 7,73 euros avec un plus haut de 13 euros (Seaport Global Securities) et un plus bas de 5,92 euros (Drewry Financial Services).

Le cours de l'action Euronav ces cinq dernières années. ©L'Echo

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