Green Speed, le projet de fusion Eurostar-Thalys

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Eurostar et Thalys, les lignes de trains à grande vitesse vers Londres et le Benelux, vont entamer un rapprochement afin de créer une entreprise européenne de mobilité durable à grande vitesse. Le projet, baptisé "Green Speed", constituerait une alternative attractive à la route et l'aérien pour près de 30 millions de passagers annuels d'ici 2030, selon la SNCF.

"Green Speed", c'est le nom du projet d'alliance entre les deux filiales de la SNCF (et de la SNCB), Thalys et Eurostar. Le patron des chemins de fer français, Guillaume Pepy, a annoncé ce vendredi vouloir "combiner les deux réseaux", ce qui représente trois avantages: "Faire un bout de l'Europe de la grande vitesse", simplifier la vie des voyageurs et augmenter la fréquentation.

L'idée est de créer le socle d'une entreprise européenne de mobilité durable à grande vitesse. 

"On pense qu'il y a un potentiel de l'ordre de 30 millions" de voyageurs sur les deux réseaux, contre 18,5 millions en 2018, a relevé le dirigeant. "Notre objectif (...), c'est de créer une entreprise européenne qui va permettre de faciliter le transport de ville à ville entre les pays et qui va concurrencer l'aérien et la voiture", a noté Rachel Picard, la directrice générale de SNCF Voyages.

Le projet devra être présenté aux personnels et approuvé par les conseils d'administration des deux entités et par leurs actionnaires. La fusion, si elle se fait, devrait prendre "entre dix-huit mois et deux ans", selon Guillaume Pepy.

Notre objectif (...), c'est de créer une entreprise européenne qui va permettre de faciliter le transport de ville à ville entre les pays et qui va concurrencer l'aérien et la voiture.
Rachel Picard
directrice générale de SNCF Voyages

Cinq objectifs

Le projet de Green Speed repose sur cinq objectifs: 

  • une alternative attractive à la route et l'aérien pour près de 30 millions de passagers annuels d'ici 2030.
  • une offre grande vitesse reposant sur l'énergie renouvelable et une politique écologique ambitieuse.
  • des parcours internationaux simplifiés pour chaque client.
  • des offres tarifaires attractives.
  • un service de qualité. 

Pour rappel, Eurostar est détenue à 55% par la SNCF, à 30% par la Caisse de dépôt et placement du Québec, à 10% par le fonds britannique Hermes Infrastructure et à 5% par la SNCB belge. Assurant des liaisons à grande vitesse entre Londres et Paris, Bruxelles et Amsterdam, elle a transporté 11 millions de passagers en 2018, pour un chiffre d'affaires de 1,15 milliard d'euros. Thalys, filiale à 60% de la SNCF et de 40% de la SNCB, a transporté 7,5 millions de personnes entre la France, la Belgique, l'Allemagne et les Pays-Bas l'an dernier, et réalisé un chiffre d'affaires de 527 millions d'euros.

"La mise en commun de leurs ressources, notamment de leurs flottes et de leurs systèmes d’information et de distribution, permettrait d’atteindre une efficacité économique et environnementale accrue, au service du développement des offres commerciales et au bénéfice des clients, avec à terme, l’ambition de relier encore plus de villes européennes entre elles", indique de son côté la SNCB. 

Carte du réseau combiné Eurostar et Thalys ©SCF/SNCB

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