Le Bike Project a informé 22.500 Bruxellois en cinq ans

©BELGA

À raison de dix entreprises par an, Bike Project a déjà fait la promotion du vélo pour le trajet domicile-travail auprès de 22.408 travailleurs bruxellois.

En pleine semaine de la mobilité, le vélo a toute sa place. Que ce soit dans les plans cafétéria, dans le budget mobilité ou juste par plaisir de lâcher sa voiture, le vélo est devenu le moyen de transport en vogue et en croissance en entreprise.

À Bruxelles, l’initiative Bike Project n’est peut-être pas étrangère au phénomène. Organisé par Pro Velo et financé par Bruxelles Environnement, Bike Project accompagne les entreprises pour y promouvoir le vélo. A raison de dix entreprises par an, ce sont plus de cinquante entreprises (53) qui ont été soutenues en ce sens par le projet depuis 2013, qui totalisent 22.408 employés.

"La formation est trop souvent négligée. C’est souvent le déclic pour passer au vélo."
Florence Le Cocq
porte-parole de Pro VElo

Quand il s’agit de vélo en entreprise, on parle beaucoup de fiscalité ou de promotion. Mais "on oublie souvent le volet formation, pourtant hyper important. Souvent, c’est le déclic pour que les travailleurs sautent le pas. Il ne faut pas négliger le côté physique de la chose, comment l’usager se sent sur la selle, dans le trafic, etc.", détaille Florence Le Cocq, responsable communication chez Pro Velo. "Le problème de l’infrastructure est encore trop souvent utilisé comme une excuse pour ne pas s’y mettre", ajoute-t-elle.

Selon les chiffres d’Acerta, 3,7% des Bruxellois se rendent régulièrement au travail en vélo contre 2% il y a 5 ans. Un chiffre qu’il faut compléter par le fait que 17,3% des Bruxellois utilisent régulièrement les transports en commun pour leurs trajets (17,3%).

Louise Kesteloot, chargée de mission chez Pro Velo, explique qu’elle a déjà pu observer des situations très différentes d’une entreprise à l’autre. Certaines sont déjà loin dans la mise en place d’une politique de mobilité alternative à la voiture, mais dans d’autres, rien ou presque n’a été fait pour l’encourager. "On oublie souvent au niveau des entreprises que le vélo, les équipements vélo, les accessoires ou les infrastructures vélo sont encore déductibles à 120% cette année et à 100% l’année prochaine", explique-t-elle.

Course freinée

Il reste des freins évidents au développement du vélo. Parmi ceux-ci, l’absence d’un véritable Google Maps du cycliste, qui indique les chemins les plus sûrs et adaptés pour les cyclistes. Mais les vélos électriques d’une part et la technologie d’une autre aident énormément à la transition grâce notamment aux flottes partagées en entreprise de voitures ou de vélos. "On voit un vrai changement avec les nouvelles générations. De plus en plus de jeunes ont honte de posséder une voiture qui n’est pas partagée, car elle reste à l’arrêt 85% du temps", détaille à ce titre Louise Kesteloot. Elle indique d’ailleurs que dans ses enquêtes, ce qui freine encore le plus les travailleurs à passer au vélo, c’est simplement qu’ils "n’y avaient pas pensé". Florence Le Cocq insiste aussi sur la bataille de communication de Pro Velo qui n’est jamais gagnée. "Même au Danemark, le changement de gouvernement vers un gouvernement moins sensible au vélo s’est directement transformé en une baisse d’utilisation de ce moyen de transport", dit-elle.

Pro Velo a déjà prêté 1.000 vélos pendant deux semaines à des travailleurs. 88% des "testeurs" disent vouloir continuer à utiliser le vélo par la suite. Les entreprises qui sont intéressées de participer au programme pourront déposer leur candidature en décembre prochain.

Le Netflix du vélo Swapfiets lance une offre business
Vous les avez peut-être déjà aperçus ces vélos avec leur pneu avant bleu, les Swapfiets. Ces vélos qui fonctionnent avec un système d’abonnement mensuel. Récemment, la société néerlandaise avait même lancé une offre avec un vélo électrique qui répond particulièrement bien au marché bruxellois.Désormais, la société va plus loin avec une offre dédiée aux clients professionnels.Tout comme pour la formule Swapfiets pour particulier, l’utilisateur n’a aucun frais d’achat, ni de garantie à payer. En outre, l’abonnement peut être stoppé à tout moment.

"Les employés bénéficient de leur propre Swapfiets. En cas de problème, une solution peut être fournie dans les 24 heures, soit à l’entreprise même, au domicile de l’employé ou encore dans un magasin Swapfiets", détaille la société.

Elle promet aux entreprises une facturation unique quel que soit le nombre de vélos que l’entreprise a besoin.Trois types d’abonnement sont prévus avec des vélos personnels pour les employés, des vélos partagés par les équipes ou des vélos d’hôtel.

 

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