Le TEC vendra des tickets dématérialisés en 2020

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Avant de permettre à des tiers de vendre des tickets dématérialisés, le TEC entend le faire lui-même pour maîtriser les outils et l’expérience client.

La digitalisation bat son plein au TEC. Alors que l’entreprise a lancé son application en décembre dernier, L’Echo apprend que 230.000 utilisateurs l’ont déjà téléchargée. "Elle est utilisée de manière quotidienne par 20.000 personnes et est cotée à 3,9/5 dans iOS et à 3,75/5 dans Android ce qui est vraiment bien pour une si jeune application", s’enthousiasme le directeur marketing et mobilité du TEC, Stéphane Thiery.

Contrairement à ce qui était écrit dans L’Echo de ce vendredi dans l’interview du patron de CBC Clemens Scholzen, "il n’y a pas aujourd’hui de contrat qui a été signé pour la vente digitale de titres de transports belges entre nous et KBC pour la vente de titres digitaux par l’application KBC ou CBC", corrige Stéphane Thiery, également porte-parole au TEC.

20.000 Utilisateurs
L’application du TEC, téléchargée 230.000 fois, est utilisée quotidiennement par 20.000 clients. La vente de tickets via l’app est la prochaine étape.

Il y a en effet eu des contacts sur les stratégies digitales entre KBC et le TEC, comme il y en a eu avec beaucoup d’autres partenaires potentiels. Mais le TEC entend d’abord maîtriser tous les outils lui-même avant de permettre à des tiers de vendre ses tickets dématérialisés. Le seul partenariat externe qui existe aujourd’hui pour la vente de titres digitaux est celui avec Olympus Mobility dans le cadre duquel Olympus peut vendre des tickets à des partenaires exclusivement B2B.

Le smartphone

"Nous voulons mettre le client au centre de notre stratégie digitale avec l’utilisation du smartphone comme outil principal", insiste Stéphane Thiery. Le TEC a deux piliers digitaux dans cette stratégie. L’un concerne tout ce qui est lié aux informations aux utilisateurs, l’autre, le volet commercial de ses activités. Dans ce cadre, SNCB, Stib, TEC et De Lijn travaillent main dans la main. "Nous avons une volonté de nous parler entre opérateurs et de faire des choix en commun quand c’est possible", insiste Thiery. Ils ont ainsi lancé le Smart mobility planner ou SMOP pour les intimes. Un "route planner" ou planificateur de trajets en bon français, qui intègre les services des quatre sociétés. Avant les planificateurs de voyages des différents opérateurs intégraient déjà les horaires théoriques des autres compagnies mais désormais, les informations sont en temps réel pour les quatre compagnies. L’idée est que ces dernières aient dorénavant une ligne de conduite commune face aux services tiers dans ce domaine bouillonnant de la mobilité belge.

D’autres types de transports devraient aussi être intégrés dans ce planificateur. A l’heure actuelle, les vélos partagés Billy Bike, les Cambio ou les trottinettes Circ sont par exemple déjà visibles dans la carte interactive du SMOP, mais pas encore intégrés dans les trajets proposés. Le SMOP promet aussi des données ouvertes pour les tiers qui voudraient l’intégrer dans leurs solutions.

Sur le pilier des titres de transports, il s’agissait d’abord pour le TEC d’avoir des cartes interopérables avec la Stib et consorts. Son prochain défi est désormais de dématérialiser les titres de transports, comme le TEC le fait déjà dans le cadre du projet WEL (des lignes de bus confortables dans lesquelles on peut travailler avec wifi et qui relient différentes villes wallonnes). L’offre de tickets dématérialisés pour tous arrivera "dans le courant 2020". Sa première phase consistant en la création de comptes clients dans l’application du TEC.

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