Remplacer l'avion par le train pour les voyages de courtes distances

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Du point de vue écologique, le train est plus avantageux que l’avion, et ce peu importe la destination. Mais au niveau économique, cela dépend de la destination.

La capitale belge est proche de nombreuses métropoles. Amsterdam, Paris, Londres… seuls une centaine de kilomètres les séparent. Du point de vue écologique, le train est plus avantageux que l’avion, et ce peu importe la destination. Mais au niveau économique, cela dépend de la destination: les plus proches sont plus chères en avion qu’en train, et inversement pour les plus éloignées.

Si la ligne aérienne Bruxelles-Amsterdam est menacée, la porte-parole de Brussels Airport, Nathalie Pierard souligne toutefois qu’il s’agit d’un vol qui intéresse de nombreux passagers: "Supprimer cette liaison est une décision qui appartient à la compagnie KLM, et non à l’aéroport de Bruxelles." Elle précise par ailleurs que le souhait de Brussels Airport est d’offrir une offre large aux voyageurs et qu’il est dommage de ne pas satisfaire les passagers en supprimant ce trajet court avec la capitale néerlandaise.

Voyageurs peu enthousiastes

De son côté, la compagnie Brussels Airlines avait déjà tenté à deux reprises de réduire son offre de vol entre Bruxelles et Paris. "En 2005, nous avons supprimé les deux vols du matin reliant les deux capitales car ce sont des vols de transfert vers le réseau africain de Brussels Airlines", explique la porte-parole de la compagnie aérienne, Wencke Lemmes-Pireaux. Il s’agissait d’une initiative afin de pousser les voyageurs à privilégier le rail. Cependant, les deux vols ont été réinstaurés un an plus tard car les passagers n’étaient pas enclins à prendre le train.

"Nous sommes pour l’intermodalité mais il manque une bonne infrastructure pour l’alternative du train."
Wencke Lemmes-Pireaux
Porte-parole de brussels airlines

En 2011, une nouvelle tentative en partenariat avec Thalys a vu le jour mais a été écourtée par la société ferroviaire. "Nous sommes pour l’intermodalité mais il manque une bonne infrastructure pour l’alternative du train. S’il est possible de rejoindre l’aéroport de Schiphol depuis Zaventem, ce n’est pas le cas pour Charles de Gaulle à Paris", explique la porte-parole. De son côté, la SNCB indique que les relations entre la gare de Bruxelles-Midi et les grandes villes européennes ont augmenté depuis quelques années.

Quant à l’aspect climatique, Brussels Airlines est consciente de la responsabilité des avions. Selon Wencke Lemmes-Pireaux, toutes les compagnies européennes paient dix millions d’euros par an pour les émissions de CO2 qu’elles produisent. Cet argent est investi dans les alternatives qui visent la baisse de l’empreinte carbone.

©Mediafin

Destinations à 1.000 km

Si la SNCB et de nombreux partis politiques belges ont salué la proposition du Parlement des Pays-Bas, Groen souhaite aller encore plus loin. Les Verts néerlandophones souhaitent que le prix du ticket de train soit moins élevé que celui de l’avion pour les villes se situant jusqu’à 1.000 kilomètres de Bruxelles.

Cependant, la porte-parole de Brussels Airlines précise que s’il s’agit d’un voyage d’affaires, le client aurait tendance à privilégier l’avion même s’il est plus coûteux. "Promouvoir le train ne doit pas non plus aller au détriment de la Belgique qui emploie énormément dans le secteur aérien", souligne-t-elle.

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