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SNCB, Infrabel: parlez-vous!

Paul Gérard

Cafouillage autour des travaux à Bruxelles-Midi.

Sur l’échiquier de la mobilité, la solution ferroviaire est une pièce de choix. Le rail, c’est bon pour la circulation des personnes et des biens. Pour l’économie, l’emploi. Pour l’industrie, le commerce, le tourisme. Pour le boulot, les vacances. Pour les villes, les campagnes. Pour la santé, l’environnement. Bref, c’est bon.

On ne peut pas tout faire mais on peut beaucoup quand on dispose de rails et de trains. En Belgique, on a les uns et les autres, mais on est parvenus à gripper la machine.

On a mis les rails dans une structure (Infrabel) et les trains dans une autre (SNCB), ainsi que l’a voulu l’Europe au nom de la libéralisation du transport ferroviaire. Mais alors qu’elles partagent la même mission – faire rouler des trains – et dépendent l’une de l’autre pour l’assurer, on voit les deux maisons se déchirer en place publique.

L’État n’a qu’une chose à faire: siffler la fin de la récréation.

Le dernier accrochage en date s’est produit ce mardi à propos d’importants travaux de modernisation prévus à l’automne, qui perturberont le trafic du côté de la gare du Midi à Bruxelles. Une communication ordonnée s’imposait (des travaux sont nécessaires, voici ce qu’il va se passer) pour que les utilisateurs sachent à quoi s’en tenir. Mais c’est tout le contraire qui s’est produit. Le flou l’a emporté et la réputation du rail belge en a encore pris un coup.

Quelles luttes de pouvoir, quels agendas cachés, quels coups bas a-t-il fallu pour en arriver à ce niveau d’inefficacité? Cela doit cesser.

Les voyageurs, les entreprises, le pays ont besoin de trains qui roulent et c’est tout ce qui compte. La SNCB et Infrabel ne s’aiment pas? Peu importe. Elles sont là pour faire tourner la machine, en bonne intelligence. Point barre.

Ce devrait être possible, les deux structures ayant le même actionnaire. L’État n’a donc qu’une chose à faire: siffler la fin de la récréation.

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