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A quand la reprise pour Euronav?

Le bas de cycle se poursuit pour la compagnie de tankers Euronav qui se prépare à son retournement. Quand aura-t-il lieu? C'est toute la question.

Que faire quand votre secteur d’activité tourne au ralenti mais que vous êtes persuadé que le vent tournera dans un avenir pas si éloigné ?

La réponse d’Euronav  à cette question tient en un mot: investir! Non seulement, la compagnie maritime profite de ce bas de cycle pour renouveler sa flotte de tankers décrochant au 4e trimestre une plus value de 36,5 millions de dollars sur la vente de navires plus anciens. Mais, en plus, elle a annoncé, fin de l’année dernière le rachat d'un concurrent américain Gener8 Maritime via un échange de titres, ce qui lui permet de conserver intacte sa force de frappe de 754 millions de dollars.

Reste, bien évidemment, à savoir quand Euronav pourra pleinement profiter de ses investissements.

Suspendu à l'Opep

Même s’ils sont supérieurs au consensus des analystes, les résultats du quatrième trimestre publiés ce matin, en nette baisse par rapport à l’an dernier, reflètent encore la faiblesse du secteur.

Deux éléments ont pesé négativement dans la balance et continueront de le faire en 2018 : un changement dans les modèles d’exportation et la confirmation, en novembre dernier, de la réduction de la production de l’Opep. Par contre, la demande de brut reste soutenue, le rythme des commandes de nouveaux superpétroliers et de Suezmax s’est ralenti depuis début 2017 et, enfin, le prix à la casse au second semestre elle le plus élevé pour une période de six mois depuis 2013.

Quirijn Mulder, analyste financier chez ING résume ainsi son point de vue : "Nous sommes prudents avec Euronav mais à partir du moment où l’accord de l’Opep se fissure, la société pourrait profiter du flux de pétrole qui devra être transporté." Il reste à l’achat sur la valeur avec un objectif de cours de 8,2 euros.

Horizon 2019 et au-delà

Pour Luuk van Beek de Degroof Petercam, les résultats du quatrième trimestre confirment les défis à court terme mais fournissent aussi des éléments qui pourraient conduire à un ajustement accéléré du marché en 2018. Il note, toutefois, que les indications de taux de fret pour le premier trimestre laissent présager un début d’année très difficile.

"Si les tendances actuelles des prix à la casse et des commandes limitées de nouveaux navires persistent, le tableau pourrait changer positivement au cours de l’année, écrit l’analyste. Avec le rachat de Gener8 cela permettrait à Euronav de bien se positionner pour une reprise en 2019 et au-delà". Notons que, même après cette acquisition, la compagnie maritime affichera un ratio d’endettement inférieur à 50%.

Luuk van Beek, voit donc un potentiel de hausse attractif à un horizon de 2 ou 3 ans. Mais il estime que la visibilité sur les 12 prochains mois est trop limitée. Il reste à "conserver" sur le titre avec un objectif de cours de 8 euros.

Pas de changement, non plus, du côté de KBC Securities qui recommande  d'accumuler la valeur avec un objectif de 8,10 euros.

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