Avec Victor Cab, une nouvelle centrale de taxi est née

Le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet et le président de la Febet Khalid ed-Denguir ont présenté l'application Victor Cab ce mercredi. ©Photo News

Plus flexible, plus ergonomique, l’application Victor Cab vient bousculer le quasi-monopole des centrales des Taxis verts et des Taxis bleus.

Les utilisateurs avertis de taxis bruxellois connaissaient déjà les applications eCab, Splyt, Collecto et peut-être même Taxi.eu. La petite dernière s’appelle Victor Cab et émane du patron d’une société de taxis, Khalid Ed-Denguir. Ce dernier est également le patron de la Febet, un regroupement de taxi bruxellois qui, insiste-t-elle, n’est pas à la manœuvre du projet. "La Febet est une organisation professionnelle centrée sur la défense du secteur. Nous sommes ravis de l’arrivée de ce nouvel outil qui montre que l’on peut être à la fois performant et respectueux de la législation mais nous conservons notre indépendance", insiste Sam Bouchal, porte-parole de la Febet.

©Victor Cab

Comprenez donc que les 450 véhicules et la centaine de chauffeurs affiliés à la Febet ne sont nullement obligés d’adhérer et d’utiliser Victor Cab. Et à l’inverse, rien n’interdit en théorie à un chauffeur affilié à une autre organisation de l’adopter. Pourtant, au niveau du secteur, certains grincent des dents comme les centrales Taxis verts et Taxis bleus qui auraient interdit à leurs chauffeurs de s’affilier à Victor Cab. "Si c’est le cas, c’est un peu dommage, regrette Sam Bouchal. On a toujours reproché au secteur du taxi de ne pas être assez disruptif et on a ici un outil vraiment performant qui tient compte de tout le monde et qui respecte les lois sociales dans le cadre d’une saine concurrence."

Victor Cab ressemble à s’y méprendre à Uber dont elle reprend de nombreux codes (possibilité de connaître à l’avance le prix du trajet, services supplémentaires…) et en rajoute même comme la possibilité de payer par carte de crédit, carte de banque ou même en cash. Et bien sûr, elle en copie le modèle économique.

La plateforme de réservation prélève une commission de 15%, ce qui fait dire à certains que des tarifs trop proches de ceux d’Uber risquent d’engendrer une concurrence déloyale ou encore que l’application profite davantage aux patrons des écuries qu’aux chauffeurs. Bref, cela fait débat.

L’utilisateur final, lui, se retrouve face à une multitude d’applications différentes. À quand une interface unique pour tous les taxis à Bruxelles?


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