Ce que veut Jo Cornu pour la SNCB

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Pour Jo Cornu, l'administrateur délégué de la SNCB, "si c'est l'Etat qui décide tout, on ne va pas aller de l'avant". Il veut plus d'autonomie pour le groupe, mais pas sa privatisation.

L'administrateur délégué de la SNCB, Jo Cornu, a réclamé dimanche davantage d'autonomie - et donc moins d'interventions politiques - pour cette entreprises publique.

"Nous sommes dans un pays où l'on reproche tout le temps aux entreprises qui sont détenues par l'État d'être inefficace et ne pas bien faire leur travail", a-t-il lancé sur le plateau de l'émission l'Indiscret de la RTBF-télé.

"En fait, en privatisant une entreprise, soudainement elle va mieux. Pourquoi ? Parce qu'elle obtient dès lors une très grande liberté", a fait valoir Cornu.

"Si c'est l'Etat qui décide tout, on ne va pas aller de l'avant", a ajouté le patron du rail belge.

Il a toutefois assuré n'être "pas du tout" favorable à la privatisation de l'entreprise. "Je suis pour beaucoup plus de flexibilité pour la SNCB et son conseil d'administration", a-t-il expliqué.

 Cornu a aussi une nouvelle fois plaidé en faveur d'une réforme des tarifs, qui autorise des prix plus élevés en heure de pointe, moins élevés dans les heures où les trains sont pour le moment moins remplis.

Il a enfin exprimé son souhait de revoir le système de compensations aux voyageurs lors des retards, qu'il juge trop coûteux pour l'entreprise, chiffrant son coût à trois millions d'euros, dont la moitié de frais administratifs et l'autre 1,5 million de remboursements effectifs.

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