CMI élargit son offre ferroviaire en rachetant le français CIM

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Le groupe franco-belge CMI a racheté 57% de la PME CIM, spécialiste du négoce de pièces détachées pour matériel roulant. Le montant de la transaction est inconnue, mais il pourrait s’agit d’une opération à plusieurs millions d’euros. L’acquisition intervient après celle de Transurb, ex-filiale d’ingénierie de la SNCB.

Après le rachat de fin juin de Transurb, filiale d’ingénierie de la SNCB, le groupe CMI a fait une nouvelle acquisition. Selon nos informations les discussions menées avec un partenaire français sont terminées et permettent au groupe franco-belge de prendre le contrôle de la Compagnie internationale de maintenance (CIM Logerail).

Concrètement, CMI rachète 57% de la PME française. On ne connaît pas le montant de la transaction, mais d’après les dirigeants de CMI, elle s’élèverait à plusieurs millions d’euros. Ce faisant Bernard Serin, PDG et propriétaire de CMI group poursuit la stratégie de croissance et de diversification de son groupe. "CIM est une PME qui a eu pas mal de succès dans le ferroviaire. J’ai 66 ans et il faut organiser la succession. S’adjoindre à un groupe aussi puissant, diversifié et dynamique est une bonne chose pour assurer le développement de CMI et garantir sa pérennité", nous a confié Alain Lovambac, CEO et principal actionnaire de CIM.

Pôle ferroviaire complet

La PME française s’inscrit parfaitement dans la stratégie de développement du pôle ferroviaire de CMI et devrait lui apporter un réseau commercial dense qui profitera également à Transurb. "Transurb réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 15 à 20 millions d’euros et l’objectif est de le doubler dans les prochaines années en s’attaquant à des projets à l’international et en développant les simulateurs (logiciels de conduite de train, etc.) Pour ce faire, il faut avoir un bon réseau commercial dans le ferroviaire. Le nôtre est insuffisant et celui de Transurb l’est aussi. L’acquisition de CIM va apporter un réseau commercial conséquent qui nous permettra de dynamiser les ventes de CMI et de Transurb", nous a confié Bernard Serin.

CIM vient donc compléter et enrichir sérieusement l’offre de services ferroviaires de CMI en matière de maintenance, de fourniture d’équipements et pièces détachées ainsi que de gestion de grands projets ferroviaires et de transports urbains. Les deux acquisitions (Transurb et CIM) seront logées dans la division CMI Services du groupe franco-belge. "Nous avons aujourd’hui développé notre gamme ferroviaire et avec Transurb et CIM nous avons un pôle ferroviaire complet qui augmente le potentiel de CMI. Nous avons désormais un groupe capable de porter des projets de plus de 100 millions d’euros et moins aussi. Tout qui a un projet ferroviaire peut s’adresser à CMI", renchérit Franck Pasqualini, président de CMI Services. D’après lui, l’entité ambitionne de croître afin d’ajouter une croissance supplémentaire de quelque 250 millions d’euros pour atteindre l’objectif de 5 à 600 millions d’euros de chiffre d’affaires fixé pour chaque division par le PDG Bernard Serin.

CMI, un groupe diversifié

En intégrant CIM et Transurb, CMI Services apparaît comme l’une des plus grosses division du groupe de Bernard Serin. Elle affiche désormais un chiffre d’affaires de quelque 350 millions d’euros pour un effectif d’environ 2.600 travailleurs en contrat à durée indéterminée (CDI), auquel il faut ajouter près de 300 intérimaires. Elle représente plus de 50% des effectifs de CMI.

Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 1,2 milliard d'euros et un résultat d’exploitation de 113 millions en 2016. Il occupe plus de 4.600 travailleurs dont plus de 1.400 personnes en Belgique. Il a une division défense (matériel de défense comme le système tourelles-canons) et une division énergie (grands projets comme des centrales électriques ou des centrales solaires). Le groupe assure aussi la conception, la modernisation et l’entretien des équipements pour la sidérurgie, l’environnement et l’industrie en général.

CIM tournée vers l’export

De son côté, CIM réalise un chiffre d’affaires consolidé de 40 à 60 millions et, précise Alain Lovambac, est bénéficiaire depuis plusieurs années. La PME emploie environ 100 collaborateurs en Europe et plusieurs dizaines à l’étranger sur ses différents chantiers (république dominicaine, Panama ou Equateur). Elle réalise près de 90% de son activité à l’étranger. La division CIM Equipements a des accords avec des fournisseurs de premier plan dont elle assure la distribution de pièces détachées pour matériel roulant dans toute l’Afrique, en Asie et en Amérique du sud.

Elle a développé depuis quelques années une deuxième activité baptisée CIM Projets. Celle-ci participe à des projets de construction de lignes de métro ou de tramways (pose de voies, équipement des ateliers de maintenance. C’est ainsi qu’elle a participé à la construction de la première ligne de métro du Panama et a été conviée à bord du projet de construction de la deuxième ligne de métro du pays.

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