Défilé de dépanneuses contre la taxe au km

©BELGA

Des dépanneuses ont circulé en cortège sur la E411 pour se rendre à Namur, au cabinet du ministre Lacroix. La revendication porte sur la taxe au kilomètre. "Il est intolérable que des véhicules de mission de service public soient taxés de cette manière." Les engins sont maintenant sur la route du retour...

Dès 7h30 ce mardi matin, une quarantaine de dépanneuses ont défilé dans le calme sur l'E411. Elles rejoignaient le cabinet du ministre du Budget Christophe Lacroix, situé dans la rue des Brigades d'Irlande, à Jambes, selon la porte-parole de la police de Namur, Laurence Mossiat. Les dépanneuses se sont alignées le long de la bande d'arrêt d'urgence de l'E411 peu avant la sortie 13, le temps que tous les manifestants puissent se rassembler.

Sur l'autoroute, le trafic était relativement fluide, les dépanneuses se sont rangées les unes derrière les autres sans entraver la circulation.

©BELGA

Selon le syndicat des indépendants et des PME (SDI), cette mobilisation est destinée à sensibiliser les autorités wallonnes à la situation particulière des dépanneurs, injustement soumis à la taxe kilométrique. "Il est intolérable que des véhicules de mission de service public soient taxés de cette manière", s'est indigné Jean-Pierre Dodelet, secrétaire politique du SDI. Il ajoute que les dépanneuses ne peuvent être considérées comme véhicules de marchandises, étant donné qu'elles n'en transportent pas.

L'entretien avec le chef de cabinet de Lacroix, Marc Degaute, a duré un peu plus d'une heure. "Nous sommes satisfaits car pour la première fois, la cause unique des dépanneurs a été mise sur la table", s'est réjoui Jean-Pierre Dodelet. Les dépanneurs ont notamment mis en avant leur statut particulier de service public et l'aspect "aide et sécurité" de leur métier.
Du côté politique, "nous avons pris acte de cette demande d'exonération et de la spécificité du secteur", a affirmé l'attachée de presse du cabinet Lacroix, Charlotte Quevedo.

Il s'agit toutefois d'une demande supplémentaire au dossier de la redevance kilométrique. "La question reste encore de savoir comment répondre à cette demande", a ajouté Charlotte Quevedo. "Nous sommes, depuis le début, dans une logique de concertation et d'écoute mais de toute manière les démarches, si démarches il y a, prendront du temps", a-t-elle poursuivi.

En effet, si une décision favorable était prise envers les dépanneurs, une négociation devrait encore avoir lieu avec la Flandre et la Région de Bruxelles-Capitale.

Un conseil des ministres se tiendra jeudi concernant le dossier des transporteurs, au cours duquel, d'après le cabinet de M. Lacroix, la cause des dépanneurs sera sans doute mise sur la table.

La reprise du cortège pour le retour était prévue pour 12h30.

 

 

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés