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Deux préavis pour 4 jours de grève à la SNCB

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Deux syndicats ont déposé un préavis de grève de 48 heures à la SNCB, l'un entre le 10 et le 12 juillet prochains et l'autre du 12 au 14 juillet. Le motif de la grogne exprimée par les travailleurs n'a pas changé: ils ne sont pas d'accord avec les propositions de revalorisation du personnel de conduite des trains.

Deuxième tentative pour le SIC. Le syndicat indépendant pour cheminots, qui avait vu un premier préavis de grève rejeté par HR Rail pour des raisons juridiques, a déposé dans la soirée de jeudi un préavis de grève à l'échelle nationale pour une durée de 48 heures. 

Est concerné, le personnel de la filière conduite des trains de la SNCB Direction Transport, selon HR-rail, l'employeur juridique des chemins de fer. Le préavis de grève couvre la période du mardi 10 juillet 2018 de 03h00 au jeudi 12 juillet à 03h00. Le motif est un désaccord sur les propositions de revalorisation du personnel de conduite des trains, affirme HR-Rail.

Ce vendredi le SIC a été rejoint dans son action par le Syndicat autonome des conducteurs de train (SACT). Petite nuance, le SACT dépose son préavis de grève pour la période du 12 au 14 juillet, soit les deux jours suivants ceux déposés par le SIC.

"Une perte de revenus"

"Nous avons consulté nos affiliés et 100% d'entre eux sont contre cet accord", explique Pascal Dumont, le secrétaire national du SIC. Selon le syndicat, cette revalorisation engendrerait en réalité une perte de revenus pour la majorité des conducteurs de trains. "On ne touche pas aux salaires mais le système de calcul des primes serait revu. Les heures de prestations et les horaires seraient davantage pris en compte tandis que l'expertise, comme la connaissance du matériel ou des différentes lignes, serait supprimée. Nous avons fait plusieurs simulations. Dans tous le cas, nous aboutissons à une perte de revenus."

Du côté de HR Rail, on annonce qu'une réunion de conciliation aura lieu le mardi 3 juillet dans l'après-midi. Mais, elle s'annonce tendue à entendre les revendications syndicales: "nous n'avons qu'une seule demande, le retrait de l'ordre du jour de la commission paritaire nationale du 11 juillet prochain de l'accord conclu entre la direction et les deux organisations syndicales reconnues (CGSP et CSC, NDLR) concernant la revalorisation du personnel de conduite. Nous exigeons ce retrait afin que l'on se remette autour de la table."

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