Economies et hausses de tarifs pour le TEC

Le but : trouver 8,6 millions d'euros pour pallier au gel de la dotation et revenir à l'quilibre en 2011.

Le groupe TEC doit trouver 8,6 millions d'euros d'économies -outre une forte augmentation des tarifs- pour pallier le gel de sa dotation et tenter de revenir à l'équilibre financier en 2011, a expliqué vendredi Jean-Marc Vandenbroucke, administrateur général de la Société régionale wallonne des transports (SRWT).

La Région wallonne a gelé la dotation du groupe TEC en 2009 vu la situation financière difficile de la Région. La dotation était auparavant augmentée chaque année suivant l'indexation plus un pour cent. Ce gel doit normalement s'appliquer jusqu'en 2014.

Le Groupe TEC devrait enregistrer, selon les dernières prévisions, une perte d'exploitation de 9,9 millions d'euros en 2010 et la situation devrait empirer en 2011. "Malgré un effort exceptionnel de 6,25 millions d'euros décidé par le gouvernement wallon en faveur du Groupe TEC, son budget affiche pour 2011 un déficit prévisionnel de 12,676 millions d'euros", a souligné M. Vandenbroucke.

Pour tenter de combler ce déficit, le Groupe TEC a étudié différentes pistes d'économies. "Cette année, nous avons déjà rationalisé tous les coûts possibles en interne, et nous afficherons vraisemblablement une perte de 9,9 millions d'euros", a commenté l'administrateur général. "Une telle perte, nous pouvons nous la permettre une année. Plus, ça devient problématique".

Le conseil d'administration a donc décidé d'appliquer une augmentation "exceptionnelle" des tarifs de 6% en moyenne, soit 3,5% de plus que l'inflation. Cette hausse des tarifs doit être approuvée par le gouvernement wallon.

Le Groupe TEC souhaite également supprimer certaines lignes de bus peu fréquentées le week-end ou en dehors des heures de pointe. Il pense aussi transférer à des ASBL la gestion des 9 bus pour personnes à mobilité réduite (PMR) dont il assure actuellement encore le service. "Cela permettrait de réaliser une économie de 100.000 euros par bus", a souligné Jean-Marc Vandenbroucke. "Nous transférerons évidemment la part de subvention que nous recevons pour cela aux ASBL concernées."

Des Telbus, une "sorte de taxis collectifs" qui desservent des lignes sur demande et réservation, seront probablement supprimés en province de Luxembourg. "Mais nous étudierons toutes les lignes pour voir celles qui sont le moins demandées".

Ces suppressions de lignes auront un impact sur le salaire des travailleurs, par la diminution du nombre de primes pour le dimanche.

Elles devraient également se traduire par des contractions de personnel. "Il n'y aura pas de licenciements secs, mais des départs naturels ne seront pas remplacés", a précisé l'administrateur général. "On ne parle pas de centaines d'emplois, comme certains ont pu l'écrire, mais de quelques dizaines."

L'ensemble de ces mesures devrait permettre de réduire en 2011 la perte d'exploitation à 440.000 euros. Mais si le contrat de gestion 2011-2015 maintient le gel de la donation, les comptes du groupe TEC replongeront dans le rouge dès 2012. Le déficit se creuserait de 7 millions par an, selon les prévisions

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