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Et si Villo! se mettait à l'électrique…

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Semaine de la mobilité oblige, coup de projecteur sur les alternatives à la voiture. À Bruxelles, 5.000 vélos en libre-service circulent avec plus ou moins de succès dans toutes les communes.

Ils sont jaunes. Ils se retrouvent un peu partout dans les communes bruxelloises. Ils? Ce sont les Villo!. En cette semaine de la Mobilité, les différentes autorités du pays entendent promouvoir les moyens alternatifs à l’usage de la voiture en ville. L’occasion pour nous de faire le point sur le système de vélos en libre-service. Alors, tous en selle pour un petit tour dans les rues de la capitale.

De nouvelles stations ne sont pas à l’ordre du jour. Mais 300 bornes devraient être installées dans les mois qui viennent.

Au gré de vos coups de pédale, vous croiserez jusqu’à 5.000 Villo!. Pour les accueillir, près de 355 stations (bientôt 360). Certes, il faut le reconnaître, la topographie de Bruxelles fait que les Villo! restent majoritairement utilisés pour rejoindre le bas de la ville. Une redistribution à l’aide de camions est effectuée chaque nuit voire parfois plusieurs fois par jour, pour les stations très prisées.

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"Nous arrivons à la fin de la phase 2 du déploiement de Villo! à Bruxelles", explique-t-on au cabinet du ministre bruxellois de la mobilité, Pascal Smet. "De nouvelles stations ne sont pas à l’ordre du jour. Mais 300 bornes supplémentaires sont attendues dans les prochains mois. Les permis d’urbanisme ont déjà été délivrés."

Moins pédaler

Depuis son lancement en 2009, 37.176 personnes ont opté pour un abonnement annuel. Ils sont toutefois 87.439 à choisir un abonnement à la journée ou à la semaine. "Principalement des touristes", insiste Jérôme Blanchevoye, directeur général adjoint de JCDecaux Belux, gestionnaire du système.

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Néanmoins, Blanchevoye reconnaît qu’une amélioration reste possible dans le taux d’utilisation. Le nombre annuel de locations avoisine le 1,65 million. Pour Jérôme Blanchevoye, trois éléments freinent l’utilisation des vélos à Bruxelles: le manque de pistes cyclables, la topographie de la ville et sa météo.

"Le plan vélo de la Région prévoit de créer 80 km de pistes cyclables sécurisées. L’avenir est à la multimodalité", affirme le porte-parole du ministre.

Une solution au problème de la topologie serait le vélo électrique. "Il faut dire que ce n’est pas donné à tout le monde de remonter à vélo la rue du Lombard ou de l’Écuyer", explique Els Ampe, échevine de la Mobilité à la Ville de Bruxelles. À la Région, on dit la réflexion en cours.

Enfin, la météo. Sans surprise, Villo! est principalement sollicité du printemps à la fin de l’automne. "Les jours de neige et de pluie, l’utilisation de Villo! est quasi divisée par deux", précise Jérôme Blanchevoye.

A contrario, une manifestation double le recours aux deux roues. "Il est encore trop tôt pour définir l’impact du nouveau piétonnier. Il est en effet difficile de dire si la croissance enregistrée est due au piétonnier ou à la météo estivale", reconnaît-il.

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