Eurostar entrevoit le bout du tunnel pour son sauvetage

©REUTERS

L'État français confirme qu'il ne laissera pas tomber Eurostar. La principale inconnue est de savoir si les Britanniques vont participer au sauvetage.

Alors que la survie d'Eurostar est en jeu, la compagnie ferroviaire entrevoit le bout du tunnel. L'État français a confirmé jeudi qu'il allait la soutenir en coopération avec le gouvernement britannique. "Nous sommes en train de travailler en lien avec les Anglais à des mécanismes d'aide proportionnés au prorata de l'implication de chacun dans Eurostar, de manière à pérenniser sur le plan financier le modèle économique" de la compagnie, a expliqué le ministre délégué chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari devant l'Assemblée nationale, précisant qu'il en discutait "depuis de nombreuses semaines" avec son homologue britannique Grant Shapps.

Très affectée par la pandémie de Covid-19, Eurostar a prévenu qu'elle risquait de se retrouver en cessation de paiement à la fin du printemps si les gouvernements britannique et français ne venaient pas à sa rescousse.

Les actionnaires d'Eurostar (55% SNCF, 40% Patina Rail et 5% SNCB) et leurs actionnaires sous-jacents ne comptent pas la laisser tomber. La seule véritable inconnue est de savoir si les Britanniques vont accepter d'aider une compagnie de laquelle ils ne sont pas actionnaires. Aucun accord n'a été conclu à ce stade avec les Anglais, selon l'AFP.

D'après le CEO d'Eurostar, Jacques Damas, Eurostar a tout fait pour réduire ses coûts et a emprunté 450 millions d'euros. Ses actionnaires lui ont déjà apporté 220 millions d'euros. Il aimerait maintenant avoir droit à des prêts garantis comme ceux accordés aux compagnies aériennes, ainsi qu'une réduction temporaire des péages pour circuler.

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