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Georges Gilkinet: "Je demanderai des moyens exceptionnels au gouvernement pour le rail"

Selon Infrabel, les travaux de réparation du réseau ferroviaire devraient prendre quelques jours, voire quelques semaines.

Le CEO d'Infrabel parle de dizaines de millions d'euros de travaux pour remettre en état le réseau ferroviaire durement touché par les intempéries. Georges Gilkinet, le ministre de la Mobilité, s'engage à demander des moyens exceptionnels au gouvernement.

Depuis mercredi, le trafic ferroviaire est totalement à l'arrêt dans tout le sud du pays suite aux intempéries. Une situation inédite. Alors que les fleuves et rivières n'ont pas encore retrouvé leur lit, Infrabel est déjà à pied d'œuvre.

Les ponts et autres tunnels devront également être passés au peigne fin.

Éboulements de terrain, rails levés par les eaux... Les travaux s'annoncent déjà colossaux. Selon Infrabel, ils devraient prendre quelques jours, voire quelques semaines. "Il y a encore des zones inaccessibles, qui nous empêchent d'avoir une vision précise de la situation", explique Jessica Nibelle, porte-parole.

On s'active

Les ingénieurs sont sur le terrain pour analyser l'état de l'infrastructure et les cheminots travaillent déjà, où cela est possible, au déblaiement, au remplacement d'infrastructures ou aux réparations. "Quand il y a de la boue sur les voies, il y a les débris qui sont la partie visible, mais souvent l'infrastructure est aussi fragilisée avec de l'eau s'étant infiltrée sous le ballast qu'il faut alors nettoyer ou remplacer." Le personnel bruxellois et flamand va ainsi être dépêché sur les voies wallonnes.

Des travaux qui demandent parfois l'utilisation d'engins lourds dans des endroits qui ne sont pas toujours accessibles. Les ponts et autres tunnels devront également être passés au peigne fin.

À combien s'élèvera la facture?

L'estimation chiffrée précise de ces interventions n'est pas encore disponible. Benoît Gilson, CEO d'Infrabel, parle déjà de dizaines de millions d'euros.

Dans le chef de la SNCB, les yeux sont rivés sur la remise en ordre du réseau. Élisa Roux, porte-parole, affirme qu'"il est encore trop tôt pour connaître les coûts. L'estimation dépendra du temps de reconstruction des voies et du nombre de jours d'arrêt du trafic." La société ferroviaire ajoute toutefois qu'à part le déraillement d'un train jeudi, qui n'a fait aucun blessé, aucun dégât n'a été observé au matériel.

"Il est d'ores et déjà clair que des moyens exceptionnels seront nécessaires pour remettre le réseau en état. Et je les demanderai au gouvernement."
Georges Gilkinet
Ministre de la Mobilité

Réunion ce vendredi

Même son de cloche auprès du cabinet du ministre de la Mobilité Georges Gilkinet. "Il est évidemment encore trop tôt pour donner tous ces détails. Il faut attendre que les lignes concernées soient à nouveau accessibles pour poser un diagnostic solide; certaines sont encore sous eau. La priorité est à la sécurité des voyageurs et aucun risque ne sera pris en la matière. Des réunions sont prévues ce vendredi entre le Cabinet, la SNCB et Infrabel pour réaliser un premier état des lieux et préparer une communication vers les voyageurs et les entreprises de transport de fret. Les prochains jours devront permettre de préciser l'étendue des dégâts. Il est d'ores et déjà clair que des moyens exceptionnels seront nécessaires pour remettre le réseau en état. Et je les demanderai au gouvernement."

Pour l'heure, les gouverneurs des régions concernés déconseillent toujours de se déplacer et de se rendre dans les gares. Sur Liège, celles-ci sont toujours fermées. Cet avis, ajouté aux nombreuses routes toujours inondées, empêche donc encore et toujours la mise en place, par la SNCB, de solutions alternatives au train. "Il en va aussi de la sécurité des voyageurs et de notre personnel. Néanmoins, une évaluation de la situation sera faite dans les prochaines heures."

Les bateaux à quai

Depuis jeudi après midi le transport fluvial est interdit sur la Meuse, la basse Meuse (après le barrage de Monsin), la Sambre et le Canal Albert entre Liège et la frontière néerlandaise.

Ce vendredi, l’interdiction de traverser Tournai via l’Escaut s’est ajoutée à la liste. Le SPW espérait pouvoir rétablir la situation cet après midi, mais les débits sont encore trop importants. Une reprise du transport fluvial est espérée demain, sauf sur la Meuse ou l’interdiction est prolongée au moins jusqu’à lundi.

Trois écluses ont aussi été fermées pour soulager le barrage de Monsin. Il s’agit des écluses de Lanaye, Monsin et Visé. Bien que le règlement de navigation stipule le niveau des débits limite pour la circulation des bateaux, un avis a été transmis à la batellerie alors que des bâtiments étaient encore sur les cours d’eau. Il leur est ainsi demandé de s’amarrer solidement à un quai en attendant un retour à la normale.

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