Grève du rail: compensions promises pour les navetteurs

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La CGSP Cheminots et la CSC Transcom ont confirmé leur préavis de grève sur le rail les 6 et 7 janvier. De fortes perturbations sont attendues. La SNCB a d'ores et déjà annoncé une compensation pour les voyageurs qui ont déjà acheté leurs billets.

La CGSP-Cheminots et la CSC-Transcom ont confirmé dimanche soir le préavis de grève sur le rail pour les 6 et 7 janvier prochains. La SNCB dit lundi s'attendre "à de fortes perturbations du trafic national et international". Les conséquences de cette grève de deux jours devraient particulièrement toucher la Wallonie et Bruxelles alors que la Flandre devrait être "relativement épargnée".

Les voyageurs qui ne pourraient pas prendre leur train mercredi ou jeudi en raison de la grève pourront réclamer une compensation à la SNCB, a indiqué la compagnie ferroviaire. Cette compensation ne vaut toutefois que pour les tickets achetés avant que la grève ne soit annoncée et pour les abonnements. Cette mesure s'applique aux 2 jours de grève, a précisé un porte-parole de la SNCB. La demande de compensation doit être introduite dans les 15 jours via le service clientèle. Le retard subi doit toutefois atteindre les 60 minutes.

De 5 au 7 janvier, Thalys s'attend à un circulation "fortement perturbée". L'opérateur de trains à grande vitesse recommande aux voyageurs de reporter leur déplacement.

"Quelles que soient leurs conditions tarifaires, tous les billets réservés sur les trains impactés sont échangeables ou remboursables sans frais supplémentaires auprès du point de vente initial ou par téléphone", assure Thalys.     

Pour le mardi 5 janvier, les Thalys 9394 de 20h17 et 9393 de 21h25 à Bruxelles ne circuleront pas. Mercredi, le trafic sera totalement à l'arrêt tandis qu'il faudra attendre la veille pour connaître l'état du réseau du jeudi 7. Thalys tiendra les usagers informés en temps réel sur thalys.com et sur l'application du groupe.

Galant vs syndicats

La ministre de la Mobilité, Jacqueline Galant, a affirmé qu'"il y avait une proposition du gouvernement sur la table, qui a été rejetée par les syndicats. Je prends acte de ce refus". Elle compte donc poursuivre son travail sur le plan stratégique de modernisation des opérateurs ferroviaires belges.

Du côté syndical, on estime n'avoir reçu aucune réaction de la ministre. Sans "signal de Mme Galant disant très clairement que nous allons avoir une possibilité d'assurer un emploi statutaire en quantité et en qualité pour sauvegarder les services publics", la grève sur les chemins de fer sera maintenue, avait réaffirmé dimanche matin sur RTL-TVI Michel Abdissi, le président national de la CGSP-Cheminots. 

De commun accord, la CGSP-Cheminots et la CSC-Transcom ont confirmé dimanche soir le préavis de grève pour les 6 et 7 janvier, avant l'expiration du délai légal. "Cette décision est irréversible", précise Isabelle Bertrand, la secrétaire nationale de la CSC-Transcom. Une réunion interne à la CSC-Transcom est prévue lundi, mais celle-ci n'aura pas d'impact sur la décision de maintenir la grève, assure-t-elle.

Les grévistes francophones auprès de la SNCB devraient peut-être aller travailler ailleurs, s'ils sont tellement insatisfaits. Ils pourront alors se rendre compte des privilèges dont ils bénéficient et qu'ils n'ont absolument pas à se plaindre.
Christine Mattheeuws
présidente du Syndicat neutre pour indépendants (SNI)

Les syndicats souhaitent manifester leur mécontentement après l'échec des négociations sur le protocole d'accord social 2016-2018 et les mesures d'augmentation de la productivité dans les chemins de fer.

Contrairement à leurs pendants francophones, les ailes flamandes des syndicats ont levé le préavis de grève pour les 6 et 7 janvier.

Le MR a lancé lundi un appel à la responsabilité visant les syndicats du rail. Il est encore temps de suspendre le préavis de grève, a affirmé le président Olivier Chastel. Il s'inquiète de la "régionalisation du conflit social à la SNCB", à l'heure où les ailes flamandes et francophones de la CGSP et la CSC se divisent sur le maintien de la grève de 48 heures.

"Les syndicats flamands ont fait le choix du dialogue en suspendant le préavis de grève. Par leur obstination, les syndicats francophones donnent de nouveaux arguments à ceux qui plaideraient pour une régionalisation de la SNCB, ce qui n'est pas le souhait du MR", souligne le président.

Grèves et examens

Le président national de la CGSP Cheminots a également annoncé que les dates des grèves, prévues initialement les 21, 22 et 23 janvier et postposées à la demandes des étudiants, seront déterminées lorsque les syndicats prendront connaissance des dates précises de fin des examens du côté francophone et néerlandophone. "Elles sont prévues début février."

Conférence des syndicats du rail, le 23 décembre 2015. ©BELGA

Co-voiturage et co-working

"Il est aberrant de constater que le taux d'occupation d'une voiture de 5 places soit de 1,15 personne en moyenne aux heures de pointe", poursuit-il,(...)à l'heure des objets connectés, il y a quelque chose de contradictoire".
Thierry Willemarck
Président de Beci

L'organisation patronale bruxelloise Beci lance une action de co-voiturage et de co-working à l'occasion des grèves sur le rail. Beci, qui rappelle avoir lancé la plate-forme B-mobility visant à promouvoir auprès des entreprises bruxelloises "ces alternatives méconnues et pourtant capables, en théorie, de remplacer un réseau SNCB en un clin d'œil", met également en place une plate-forme de co-voiturage spécialement à l'occasion des prochaines grèves sur le rail.
    

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