Johnny Thijs à la présidence de la SNCB

Johnny Thijs ©BELGA

Jeux de chaises musicales en perspective à la SNCB et chez le gestionnaire d’infrastructure, Infrabel ? Il y aurait selon nos collègues du Tijd un consensus au Fédéral pour la nomination de Johnny Thijs, l'ancien patron de bpost, à la présidence de la SNCB.

Selon des informations persistantes, l’ancien CEO de bpost, Johnny Thijs pourrait bientôt faire son entrée au conseil d’administration du transporteur ferroviaire (avec l’appui de la N-VA), puis être propulsé à la présidence de l’entreprise en remplacement de l’actuel titulaire du mandat, le francophone Jean-Claude Fontinoy (MR). L’information est dans l’air depuis des semaines et ne surprend qu’à moitié les observateurs. En effet, il aurait fréquenté le cabinet de la ministre de tutelle, Jacqueline Galant (MR) où il a livré des conseils en matière de réorganisation de l’entreprise ferroviaire.

Selon les dernières informations qui nous reviennent un consensus aurait même été dégagé au gouvernment pour sa nomination.

Il faut dire que le Fédéral doit encore nommer un administrateur à la SNCB dans la foulée des administrateurs désignés par les Régions. Si l’arrivée de Johnny Thijs à la présidence de la SNCB se confirme, cela signifie que le CEO actuel de l’entreprise, Jo Cornu (71 ans, néerlandophone) est sur un siège éjectable dans la mesure où la coutume veut que le président et le CEO soient de rôles linguistiques différents. Un néerlandophone président oblige à ce que le CEO soit un francophone et vice versa. Ces changements s’expliqueraient aussi par le fait que le rapport d’Ernst & Young sur les filiales immobilières de la SNCB (Eurostation, Eurogare, Euro Immo star) est sévère pour les dirigeants. Celui-ci sera présenté en comité d’audit jeudi.

L’onde de choc des changements à la SNCB devrait également toucher Infrabel, car un CEO francophone à la SNCB signifie qu’il faut un néerlandophone comme CEO et un président francophone chez le gestionnaire d’infrastructure. Actuellement, celui-ci est dirigé par un Francophone, Luc Lallemand (PS) et présidé par une néerlandophone, Christine Vanderveeren (CD&V).

Sur le plan opérationnel, la SNCB a confirmé nos chiffres concernant ses résultats de 2014: une perte de 512,3 millions (en raison de l’impact comptable de la restructuration) et un Ebitda de -8,7 millions selon les normes belges (B-GAAP). Selon les normes IFRS, la perte est de 207,3 millions et l’Ebitda est positif de 5,7 millions.

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