La grogne sociale monte d'un cran à Charleroi Airport

Les syndicats dénoncent la communication par le CEO sur des réflexions qui n'ont pas été validées. ©BELGA

Les syndicats de BSCA rencontraient, ce jeudi matin, les travailleurs de l'aéroport afin de les informer de la situation dans les discussions sociales actuelles.

L'été social risque d'être chaud au sein de Brussels South Charleroi Airport. Le ton est monté, en effet, entre direction et syndicats quant aux économies à fournir. "Nous constatons que la direction veut imposer une réflexion et détricoter les conditions de travail des travailleurs de Charleroi", explique Michel Gretzer du syndicat CSC Transcom.

10,5 millions
d'euros
D'après Michel Gretzer (CSC Transcom), le conseil d'administration de BSCA tente de trouver 10,5 millions d'euros d'économies.

Les syndicats rencontraient les travailleurs ce jeudi matin afin de leur communiquer les informations actuellement reçues "et mettre ainsi fin aux bruits de couloir". À l'issue de cette séance, les travailleurs ont mandaté les syndicats pour protéger la CCT et leurs conditions de travail. Dans le cas contraire, des actions dures seront organisées. Rappelons qu'un préavis d'actions a déjà été déposé il y a deux semaines.

Une rencontre est également prévue en fin d'après-midi sur le plan de relance de l'aéroport avec le ministre en charge des Aéroports, Jean-Luc Crucke, le président du conseil d'administration Gilles Samyn et le CEO Philippe Verdonck.

Pas la bonne manière

En mars dernier, le plan stratégique de Charleroi Airport était approuvé, avec, à la clé, un besoin de refinancement à hauteur de 40 millions d'euros. Selon le syndicaliste, le conseil d'administration tente de trouver 10,5 millions d'économies. Depuis les discussions patinent.

"Je rappelle que l'aéroport a été créé à la chute de la sidérurgie pour créer de l'emploi à Charleroi."
Michel Gretzer
CSC TRanscom

Le front commun CSC-FGTB dénonce la "manière". Il évoque la demande de la direction de garder le silence sur les points sur la table pour des discussions sereines, et ce, alors que le directeur accorde une interview vidéo à L-Post. Le CEO Philippe Verdonck y annonce qu'une des pistes sur la table est une flexibilité accrue des travailleurs, notamment par le biais de travail en shift coupé.

Interview Philippe Verdonck

Pour les syndicats, communiquer des intentions qui n'ont pas été validées par la délégation n'est pas une façon de faire. "On nous a clairement dit au service des ressources humaines que la volonté du nouveau conseil d'administration était une vision plus financière que sociale de l'aéroport. Je rappelle que l'aéroport a été créé à la chute de la sidérurgie pour créer de l'emploi à Charleroi", conclut Michel Gretzer.

Il appelle la direction à poursuivre des discussions hebdomadaires plutôt que mensuelles comme souhaité. Contactée, la direction n'était pas joignable dans l'immédiat.

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