La multimodalité embarque dans les bus

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SNCB, De Lijn, le Tec et la Stib entrent en phase test d’un planificateur multimodal intégré. Il sera ouvert aux acteurs tiers, qui ne cachent pas leur intérêt.

Le projet avait été poussé par les ministres François Bellot (MR) et Alexander De Croo (Open VLD), il passe désormais à la vitesse supérieure. Les quatre opérateurs belges de transports en commun (le Tec, la Stib, la SNCB et De Lijn) vont lancer un planificateur intermodal unique. Il "vise à intégrer l’ensemble des données en temps réel des différents opérateurs de mobilité pour permettre à l’utilisateur de calculer à tout moment le meilleur itinéraire en transport en commun et mobilité douce (vélo et marche à pied)", communiquent les opérateurs. Ils travaillent avec le studio digital belge actif dans la mobilité Nextmoov pour mettre ce projet sur pied.

Système ouvert

Dans un premier temps, il s’agira d’une phase de test avec des essayeurs volontaires. Une phase qui durera durant toute l’année 2019 et qui intégrera déjà les vélos partagés comme ceux de Villo! ou de Billy Bike. Le système se veut ouvert et espère pouvoir accueillir d’autres offres de mobilité en son sein comme les voitures partagées ou autres.

Les acteurs comme les banques ou les start-ups en tout genre sont nombreux à s’engouffrer dans les offres de mobilité multimodales. Cette offre ne risque-t-elle pas d’arriver un peu tard? "Notre application est déjà très efficace", tempère Elisa Roux, porte-parole de la SNCB. Il est en effet déjà possible depuis longtemps de rechercher son meilleur itinéraire en transports en commun d’un point A à un point B sur le site web ou l’application de la SNCB, avec les trajets à pied inclus. L’indication des horaires en temps réel est déjà une réalité à la SNCB, à la Stib et chez De Lijn. Le Tec est en train de peaufiner sa solution avant de l’offrir à des tiers.

Le projet des acteurs belges du transport en commun ne doit pas être vu comme de la concurrence à toutes ces nouvelles initiatives de mobilité, nous assure-t-on à la SNCB. L’idée est en effet d’ouvrir cette solution de mobilité intégrée et le code source de celle-ci à tous les acteurs de la mobilité comme un service (Maas).

"Le code source de cette solution sera ouvert. Elle encouragera les autres sociétés à l’intégrer dans leurs offres de mobilité."
Elisa Roux
Porte-parole de la SNCB

On nous le confirme d’ailleurs chez les start-ups actives dans le domaine. Jusqu’ici, il fallait négocier avec chaque société de transport en commun séparément et intégrer ensuite les différents systèmes dans sa propre offre. Avoir une solution unique à intégrer dans son offre est donc bien plus confortable.

Reste à voir quand les quatre acteurs vont intégrer le paiement de tickets directement dans cette solution. De Lijn a été l’une des premières sociétés de transport en commun en Europe à permettre à des applications tierces de vendre des tickets de transport, de quoi voir des acteurs comme les banques vous proposer aujourd’hui de payer vos tickets directement depuis leur propre application. On parle de 2020 pour que les tickets payants de la Tec puissent aussi s’intégrer dans les systèmes des acteurs tiers.

Une seule application avec toutes les différentes solutions de mobilité intégrées tout en incluant le paiement et les tickets, c’est le but ultime de ces solutions de "mobilité comme un service". C’est aussi certainement ce que souhaitent les utilisateurs en quête de solutions simples pour se déplacer dans une ville où l’on n’a pas le temps de prendre 30 minutes pour se décider sur le meilleur moyen de se rendre d’un point A à un point B, entre deux réunions ou avant d’aller chercher les enfants à l’école.

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