La petite pique de Sophie Dutordoir

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Quand la patronne de la SNCB tacle le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet.

Les associations de défense de l’environnement ne pouvaient pas rêver mieux comme interlocutrice au cocktail de Nouvel An de l’Union wallonne des entreprises (UWE). Mercredi soir dans la salle de l’Aula Magna à Louvain-la-Neuve, Sophie Dutordoir, l’administratrice-déléguée de la SNCB, a défendu le train comme moyen de transport durable.

"Voyager en train plutôt qu’en voiture, c’est aussi privilégier la sécurité, la durabilité, la compétitivité et le lien social", a-t-elle soutenu. Devant un aréopage de personnalités politiques (François Bellot, Marie-Christine Marghem, Willy Borsus, Jean-Luc Crucke…), elle a invité les hommes et femmes politiques ainsi que les chefs d’entreprise à promouvoir le transport en commun comme une vraie alternative à la voiture de société pour les trajets domicile-lieu de travail.

Chose rare dans son chef, Sophie Dutordoir n’a pas hésité à envoyer publiquement une pique au ministre bruxellois de la Mobilité, Pascal Smet (sp.a). Elle a rappelé qu’on lui a fait traduire il y a 35 ans, à l’Université de Gand, comment le consul de Rome, à l’époque de César, avait alors interdit l’usage les chariots pour les déplacements privés durant les premières heures de la journée parce qu’ils bloquaient continuellement les rues, et souligné que Bruxelles est 25% plus engorgée que d’autres villes européennes de taille comparable. C’est probablement sa façon de dénoncer la mauvaise gestion de la mobilité à Bruxelles et la faiblesse des actions qui y sont menées pour promouvoir le train et les autres transports en commun (tram, métro, bus).

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