La SNCB devrait bénéficier d'une liberté tarifaire

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Le ministre François Bellot veut inscrire dans les contrats de gestion de la SNCB et d’Infrabel le maintien d’un service de transport de voyageurs jusqu’en 2022. La SNCB envisage d’organiser des services de bus.

La négociation sur les contrats de gestion de la SNCB et du gestionnaire d’infrastructure Infrabel s’accélère. Les projets viennent d’être discutés en conseil des ministres restreint et certaines dispositions ont été divulguées mercredi par le quotidien néerlandophone De Standaard.

La SNCB devrait bénéficier d’une liberté tarifaire, ce qui lui permettra de proposer des tarifs réduits pendant les heures creuses et d’attirer ainsi davantage de voyageurs dans ses trains. La liberté tarifaire est une demande formulée en son temps par l’ancien CEO de la SNCB, Jo Cornu. Des tarifs attractifs en heures creuses font partie des demandes des associations des navetteurs.

Les tarifs ne devraient plus être liés à la ponctualité à l’avenir comme c’est le cas actuellement. L’entreprise ferroviaire pourrait ainsi augmenter le prix des abonnements domicile-travail d’un maximum de 2% par rapport à l’index. Les abonnements tarifaires pourraient être augmentés de 1%. La SNCB envisage d’assurer certaines liaisons locales via d’autres moyens de transport comme le bus, mais en concertation avec les sociétés régionales de transport (Tec, De Lijn, Stib) et avec un accord validé par le Comité exécutif des ministres de la mobilité (CEMM).

Petites lignes sauvées

Il faut dire que cet organe était en sommeil jusqu’il y a peu et c’est le ministre Bellot qui l’a remis sur les rails avec davantage de réunions. Il nous revient par ailleurs que le bourgmestre en titre de Rochefort s’active pour la sauvegarde des petites lignes de transport. Il a inscrit dans les contrats de gestion que le transport de voyageurs sera assuré sur toutes les lignes (sans exception) sur la durée des contrats de gestion (2018-2022). Ces engagements seront donc valables pour la SNCB et pour Infrabel. Les documents en discussion sont provisoires et des ajustements vont certainement intervenir. Si l’engagement concernant les petites lignes est maintenu, il ravirait plusieurs acteurs.

Il y a plus de 5 ans, on avait prêté l’intention à Infrabel de délaisser les petites lignes par manque de budget suffisant. Le gestionnaire d’infrastructure aurait classé les lignes par catégories (A, B, C). Celles reprises dans la catégorie C ne bénéficieraient plus d’investissement. La conséquence est que la vitesse diminuera avec le temps et, à moyen terme, dès que les problèmes de sécurité se feront sentir, ces lignes seront fermées. Le trafic passagers y sera assuré par des bus.

Des acteurs avaient fustigé l’intention d’Infrabel, rappelant que la décision pénalisera plus la Wallonie. Environ 7 lignes de voyageurs étaient concernées (Ans-Kinkempois, Liège-Jemelle, Charleroi-Fleurus, Charleroi-Erquelinnes, Enghien-Acren, Ath-Acren et Liège-Gouvy). Des lignes de fret étaient aussi visées.

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