La SNCB va investir trois milliards en cinq ans

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La CEO de la SNCB Sophie Dutordoir mise sur de nouveaux trains et l’accueil des voyageurs.

Nommée à la tête de la SNCB en mars dernier, Sophie Dutordoir vient de boucler le Plan pluriannuel d’investissement de l’entreprise. Il a été validé il y a quelques jours par le comité de direction et doit encore obtenir l’approbation du conseil d’administration auquel il sera présenté vendredi et l’on n’exclut pas quelques modifications. En attendant, le document que nous avons pu consulter indique que la SNCB veut investir un total de 3,045 milliards d’euros dans la modernisation de ses activités sur la période 2018-2022, soit une moyenne d’investissement de quelque 610 millions par an.

De nouveaux trains

Comparé au plan initial élaboré, il y a un an avant l’arrivée de Sophie Dutordoir, il n’y a pas vraiment un grand changement puisque l’ancien plan (2016-2020) prévoyait une enveloppe de 3,072 milliards. "Au-delà de la qualité et de l’organisation des services de transport, de la ponctualité et de la sécurité, le matériel roulant constitue l’élément le plus important pour le voyageur et s’impose donc comme la première priorité pour les investissements de la SNCB", lit-on dans le document que nous avons consulté.

Les commandes de matériel roulant occupent une place de choix dans le nouveau dispositif d’investissement de la CEO et de ses équipes. L’objectif est de réduire l’âge moyen du parc de matériel de transport. Actuellement, il est de 21 ans, soit environ 5 ans de plus que la moyenne en Europe. L’objectif est de le ramener à environ 17,5 ans à l’horizon 2023. L’acquisition des trains à étages M7 s’inscrit dans cette démarche et devrait permettre d’offrir un total de 135.000 places assises supplémentaires.

2 milliards
Dans le cadre de son nouveau plan d’investissement 2018-2022, la SNCB va investir 2 milliards dans l’achat et la rénovation du matériel roulant.

Une première commande de 445 trains a été passée le 18 décembre 2015. Elle devrait permettre de faire face d’ici 2022 à la mise hors service progressive du matériel vieillissant, en particulier les M4. Dans le cadre du PPI 2018-2022, un budget global de 2 milliards sera consacré à l’achat et à la modernisation de matériel roulant dont 261 millions pour l’équipement du système européen d’arrêt d’urgence ETCS. La SNCB estime d’ailleurs que la standardisation technologique avec les voitures M6 doit permettre de faire des économies d’échelle. Elle s’attend à une croissance de la fréquentation des trains de 0,5% par an durant les heures de pointe. Et soutient que l’achat de nouveaux trains à double étage contribuera à réduire les problèmes de capacité d’infrastructure de la jonction actuellement saturée Nord-Midi. La SNCB espère que ses efforts d’investissement la positionneront favorablement vis-à-vis de la concurrence potentielle future.

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Le deuxième poste important est l’accueil des voyageurs qui se voit attribuer un budget d’investissement de près de 460 millions sur 5 ans. Il est ici question d’un dimensionnement des gares et de l’augmentation des capacités des parkings (voitures, vélos). Un accent particulier sera accordé à l’accueil des personnes à mobilité réduite via une mise à jour des besoins en ascenseur dans les gares.

Sophie Dutordoir mise aussi sur une plus grande disponibilité du matériel roulant (ramener le taux d’immobilisation de 17% à 12,7% en 2021), d’où un investissement total de 279 millions dans les ateliers pour améliorer la productivité des équipes de maintenance. Le laboratoire électronique de Malines et le poste d’entretien de Kinkempois (Liège) bénéficieront de travaux d’extension complémentaires. Ces éléments permettront d’offrir un service de qualité à la clientèle.

L’échéance du RER et des priorités régionales est beaucoup plus longue (2018-2030). Le RER bénéficiera d’un investissement de près de 160 millions et les priorités régionales de près de 60 millions (21,3 millions pour la Wallonie, 25,5 millions pour la Flandre et 12,9 millions pour Bruxelles).

Service minimum: chaos à craindre sur le rail

La commission Infrastructure a adopté mardi, majorité contre opposition, le projet de loi du ministre Bellot (MR) prévoyant la mise en place d’un service minimum ou garanti sur le rail en cas de grève. Les députés PS et Ecolo ont voté contre alors que leurs homologues du cdH se sont abstenus. Le texte demande aux cheminots de signaler leur participation à la grève 72 heures avant le mouvement lorsque celui-ci ne dépasse pas 24 heures. Au-delà d’une action de 24 heures, le cheminot peut changer d’avis, mais à condition de prévenir 72 heures à l’avance (pour le non-gréviste qui veut finalement participer à la grève) et 48 heures à l’avance (pour le gréviste qui renonce à participer à l’action).

Les syndicats continuent à maintenir leur opposition au texte. Pour Marianne Lerouge, responsable générale de la CSC-Transcom, l’entrée en vigueur du texte créera un chaos maximum sur le rail. "La sécurité ne sera pas garantie, car comment l’accompagnateur choisira le voyageur qui peut monter dans le train et celui qui ne peut pas. Il y aura des bousculades avec un risque de voir des voyageurs tomber sur les voies." Pour Pierre Lejeune, secrétaire national de la CGSP-Cheminots, le texte est l’exemple d’une attitude dogmatique qui vise à détricoter le droit de grève. Il n’améliorera pas le service aux voyageurs.

Service minimum: chaos à craindre sur le rail

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Les syndicats continuent à maintenir leur opposition au texte. Pour Marianne Lerouge, responsable générale de la CSC-Transcom, l’entrée en vigueur du texte créera un chaos maximum sur le rail. "La sécurité ne sera pas garantie, car comment l’accompagnateur choisira le voyageur qui peut monter dans le train et celui qui ne peut pas. Il y aura des bousculades avec un risque de voir des voyageurs tomber sur les voies." Pour Pierre Lejeune, secrétaire national de la CGSP-Cheminots, le texte est l’exemple d’une attitude dogmatique qui vise à détricoter le droit de grève. Il n’améliorera pas le service aux voyageurs.

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