La SNCB veut stabiliser sa dette autour de 2,4 milliards en 2019

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La SNCB a réduit sa dette de 146 millions d’euros en la ramenant à 2,483 milliards à fin 2017. Elle réfléchit à une amélioration des conditions salariales pour motiver davantage de candidats à intégrer ses équipes. Elle s’attend à une augmentation du trafic de 1% l’an dans les 5 prochaines années.

Après une année 2016 mitigée en raison du lourd contexte des attentats, la SNCB renoue avec la croissance en 2017. Et elle affiche ses ambitions. Elle a réduit sa dette économique de près de 146,1 millions d’euros. Concrètement, celle-ci est passée de 2,691 milliards d’euros au 31 décembre 2016 à 2,483 milliards à fin 2017. L’ambition des dirigeants de la SNCB est de stabiliser la dette autour de 2,4 milliards à l’horizon 2019. Ce faisant, ils ne feront que se conformer à la feuille de route que le gouvernement fédéral leur a confiée et qui demande une stabilisation de la dette à son niveau du 1er janvier 2014 (2,437 milliards d’euros).

Trains plus disponibles

Le transporteur ferroviaire semble donc être sur la bonne voie. Il lui reste 21 mois pour atteindre l’objectif. En attendant, la réduction de la dette économique réalisée s’explique notamment par une récupération de la TVA (environ 70 millions d’euros) et le bon niveau des résultats opérationnels. En effet, la SNCB a attiré davantage de voyageurs dans ses trains, augmentant ainsi ses recettes de trafic.

Le taux de disponibilité du matériel roulant a légèrement progressé, passant de 84,1% en 2016 à 84,3% en 2017, soit un taux d’immobilisation du matériel de 15,7%. L’objectif poursuivi est d’arriver à un taux d’indisponibilité du matériel roulant d’environ 13%. La SNCB s’attend encore à une augmentation du trafic en 2018, d’autant plus que le nouveau plan de transport lancé en 2017 va augmenter l’offre. Dans son business plan de 5 ans, elle s’attend à une hausse du trafic modeste de 1%.

253,3
millions de voyageurs
L’an dernier, le transporteur ferroviaire a véhiculé un total de 235,3 millions de voyageurs sur le réseau intérieur, en progression de 3,6% par rapport à 2016

L’an dernier, le transporteur ferroviaire a véhiculé un total de 235,3 millions de voyageurs sur le réseau intérieur, en progression de 3,6% par rapport à 2016. Les produits d’exploitation ont augmenté de 3,7% pour atteindre 2,458 milliards en 2017 (2,371 milliards en 2016). Dans le même temps, les charges d’exploitation augmentent légèrement (2,381 milliards en 2017 contre 2,337 milliards en 2016).

1.522 départs en 2017

Au final, l’entreprise ferroviaire clôture 2017 avec un excédent brut d’exploitation (ebitda) cash récurrent de 77,3 millions d’euros, soit plus du double de l’année 2016 (33,4 millions). A noter que ce produit d’exploitation intègre une dotation d’exploitation du Fédéral d’’environ 1,1 milliard d’euros. Les efforts de productivité du personnel cheminot ont aussi contribué à améliorer le résultat opérationnel de la SNCB.

La SNCB a engagé 1.438 cheminots ETP en 2017. L’objectif est d’en recruter 1.600 autres en 2018.

Au 31 décembre 2017, la SNCB occupait 18.002 agents Equivalents temps plein (ETP), contre 18.195 agents ETP à fin 2016. Les mouvements de personnel révèlent que la SNCB a engagé 1.438 agents (ETP) en 2017 alors que dans le même temps, elle a enregistré 1.522 départs. Ces derniers sont principalement constitués de départs à la retraite et de départs volontaires d’agents attirés par les bonnes conditions salariales proposées par la concurrence. Les dirigeants de l’entreprise reconnaissent qu’elle n’est pas toujours compétitive par rapport au secteur privé pour attirer ou garder ses agents. Les réflexions seraient en cours pour notamment rendre les rémunérations plus dynamiques. Elles devraient davantage être liées au niveau de responsabilité de l’agent et à la charge de travail. Pour 2018, la SNCB prévoit d’engager 1.600 agents; elle aurait déjà engagé près de 400 personnes.

Sur le plan des investissements, la SNCB a consacré un budget de 635,4 millions d’euros à ses différents projets (achat de nouveaux trains, rénovation de gares, construction de parkings, etc.). Cette enveloppe est inférieure au montant investi en 2016 (environ 670 millions), mais la baisse est la conséquence de la réduction de la dotation d’investissement décidée par le gouvernement fédéral. La SNCB espère signer son nouveau contrat de gestion cette année pour lui permettre de disposer d’une marge de manoeuvre afin de réaliser ses ambitions.

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