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La taxe sur les sauts de puce doit favoriser les alternatives

©© Clément Philippe

La taxe sur les sauts de puce touchera des vols opérés à Zaventem. Brussels Airlines demande que les revenus d'une telle taxe servent à financer alternatives au kérosène et l'accès au TGV.

Les sauts de puce sont dans le viseur de la Vivaldi qui va instaurer une taxe sur les vols de courte distance. Il s'agit dans les termes utilisés par la ministre Petra de Sutter d'une "compensation CO2 sur les vols courts de moins de 500 kilomètres".

Les modalités de cette compensation doivent encore être définies. A ce stade, on se dirige vers une contribution forfaitaire par billet de trois à cinq euros. Un chiffre qui doit encore "être calculé plus précisément et qui est donc à utiliser avec prudence", nous revient-il.

3 à 5
euros
A ce stade, on se dirige vers une contribution forfaitaire par billet de 3 à 5 euros.

Qu'à cela ne tienne, l'idée est, elle, déjà validée. Dans le secteur aérien, elle fait grincer des dents même si un nombre limité de destinations aériennes sont concernées par cette mesure.

Philippe Verdonck, le CEO de Brussels South Charleroi Airport nous répond à chaud que les vols à son aéroport "ne seront pas affectés". En effet, si on prend par exemple les vols proposés par Ryanair à Charleroi, aucun ne se situe sous les 500 kilomètres.

Sur l’idée d'une telle taxe, "je ne suis pas contre, mais au niveau européen, sinon on se tire une balle dans le pied et les voyageurs partiront d'aéroports à l'étranger", ajoute Verdonck.

Avec Amsterdam, Paris, Londres ou plusieurs villes allemandes, c'est surtout Zaventem qui sera impactée par la mesure. On pense à Air France-KLM naturellement tournée vers Paris ou Amsterdam.

Brussels Airlines, filiale de Lufthansa vole sur Paris ou vers des destinations allemandes. "Nous n'avons pas encore le détail de la mesure, mais notre point de vue c'est que si on a une telle taxe, les revenus doivent être réinjectés dans des investissements vers des alternatives au kérosène ou vers les TGV", dit Maaike Andries, porte-parole de Brussels Airlines.

"Nous avons déjà essayé de faire prendre le train à nos voyageurs en transit vers l'Afrique, mais ça ne fonctionnait pas."
Maaike Andries
Porte-parole de Brussels Airlines

Au cabinet du ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet, on explique que la mesure devrait permettre "de disposer de marges supplémentaires pour des politiques nouvelles en matière climatique et de mobilité" et "favoriser le shift modal".

Chez Brussels Airlines, on rappelle que l'aéroport de Zaventem, contrairement à Paris ou Amsterdam, n'est pas relié au TGV. Il y a par contre de très bonnes liaisons de l'aéroport vers Anvers ou Bruxelles, mais pas de quoi ravir chez SN.

"Pour Paris-Bruxelles, le problème, c’est que les passagers qui sont sur nos vols sont à 99% en transfert vers l’Afrique. Ils voyagent en famille avec beaucoup de bagages. Nous avons déjà essayé de les faire prendre le train, mais cela ne fonctionnait pas", ajoute Andries pour qui la mesure va surtout impacter les compagnies avec une stratégie de hub.

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