Le CA de la SNCB valide la fermeture des 44 guichets

©BELGA

Après la polémique de la semaine passée, 44 guichets seront bien fermés par la SNCB. Quelques mesures d’accompagnement "seront renforcées", mais le plan reste le même.

La SNCB et le ministre de tutelle, Georges Gilkinet, jouent l’apaisement dans la polémique de la fermeture des 44 guichets de gare. Sophie Dutordoir a donc présenté "un compromis" au conseil d’administration de la SNCB ce mardi matin.

Le gros du plan reste celui qui était présenté la semaine dernière. 44 guichets seront bel et bien fermés d’ici la fin de l’année. Une décision validée en conseil d’administration mardi. Mis à part une abstention, l'ensemble du CA a validé le plan.

L’exercice a donc été surtout de rassurer sur les mesures d’accompagnement. Ces guichets seront encore ouverts deux à trois jours par semaine à partir du 1ᵉʳ mars. Des stewards seront présents pendant toute la période de transition et des séances d’information seront organisées, en gare ou ailleurs. Autant d'éléments que la SNCB avait déjà communiqués la semaine dernière.

Appel à projets

Georges Gilkinet avait insisté sur l'importance des gares comme lieux de vie et de rencontre. Message bien reçu. La SNCB a décidé de renforcer certaines mesures. Elle va notamment lancer un appel à projets pour que des activités prennent place dans les gares. D'abord dans celles qui n’auront plus de guichets, puis dans toutes les autres gares.

La SNCB appelle donc les associations à caractère non lucratif à se manifester. À côté de cela, la SNCB va essayer de louer des surfaces commerciales, même si la période de pandémie y est moins propice. Actuellement, à peine 5 des gares concernées par les fermetures de guichet sur les 44 comptent une activité commerciale.

Pour la sécurité dans ces gares sans guichet, en plus des caméras de sécurité, "des collaborateurs vont passer tous les jours, avec au moins une visite par jour pour s’assurer que tout va bien", insiste Marc Huybrechts, directeur des ventes à la SNCB.

Les gares et salles d’attente resteront ouvertes et chauffées. Elles verront peut-être même leurs horaires étendus "en fonction des trains et des activités qui seraient éventuellement déployées sur place", ajoute-t-il.

"La digitalisation touche tous les secteurs"

"La digitalisation n'est pas un phénomène propre au rail. Ce serait simplificateur de dire que c'est la SNCB qui la pousse."
Marc Huybrechts
directeur des ventes à la SNCB

Le directeur des ventes recale l’argument "trop simplificateur" qui voudrait que ce soit la SNCB qui pousse elle-même à la digitalisation des ventes de tickets pour in fine fermer les guichets. "Ce n’est pas un phénomène propre au rail. Quand j’étais chez bpost, c’était pareil. Oui, nous avons fait des efforts de digitalisation, mais pour investir dans le système web, la nouvelle app et les nouveaux automates", répond-il. Ce qui lui permet de rappeler que des automates avec assistance 7j/7 par téléphone sont disponibles dans chaque gare.

Seul problème: on ne peut pas souscrire les nouveaux abonnements sur ces bornes, ce que la SNCB promet de régler d’ici la fin de l’année via une procédure en ligne. La SNCB étudie aussi "une troisième option, via un partenariat ou via un call center, pour éventuellement envoyer l’abonnement par la poste", dit Huybrechts.   

Plusieurs articles de presse ont fait état de guichets flambant neufs qui vont maintenant être fermés. Un gâchis? "L’évolution de digitalisation a été très rapide. Quand on rénove le bâtiment, il fallait rénover le guichet en même temps. Cependant, à Waterloo par exemple, les guichets étaient construits de manière flexible pour permettre de les réaffecter", répond Marc Huybrechts. La SNCB aime à rappeler qu’avec 91 guichets encore ouverts en 2022, 16% des gares belges auront encore un guichet, contre 4% aux Pays-Bas. Marc Huybtrechts assure qu’aucun autre plan n’est sur la table pour fermer de nouveaux guichets.

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