Le parquet fédéral commence la saisie des camions Jost

©jost group

La brigade financière de la police judiciaire fédérale a débarqué ce lundi soir sur le site de la société de transports Jost à Herstal afin de saisir 17 camions. Dans le cadre d'une enquête pour fraude fiscale et trafic d'êtres humains, la Justice veut saisir 347 camions. Jost confirme sa volonté de collaborer "dans un climat serein".

Coup de tonnerre ce lundi soir sur le site du transporteur Jost à Herstal, où la brigade financière de la police judiciaire fédérale - accompagnée de la RTBF et de la VRT - a débarqué afin de saisir 17 camions de la société de transports. Celle-ci, on le sait, est actuellement au coeur d'une enquête pour fraude fiscale et trafic d'êtres humains par le truchement de sociétés boîtes aux lettres en Roumanie et en Slovaquie. Le parquet fédéral souhaite saisir 347 camions.

La police exige qu'il donne l'ordre de faire revenir l'ensemble de la flotte à Herstal.

La semaine dernière, la chambre des mises en accusation de Liège avait donné son feu vert à cette saisie d'ampleur, mais les modalités pratiques de cette opération devaient encore être discutées avec le juge d'instruction. Il semble donc que le parquet fédéral a décidé de passer à la vitesse supérieure. Sur place, des négociations ont eu lieu avec Christophe Ravignat, le secrétaire général du groupe. La police exige qu'il donne l'ordre de faire revenir l'ensemble de la flotte à Herstal. A cette heure, personne ne connaît l'issue du bras de fer qui vient de démarrer. 

Consternation

Chez Jost, c'est la consternation qui prime. "Nous sommes consternés par cette décision puisque la chambre des mises en accusation a décidé, dans son arrêt du 25 mars, que les modalités de la saisie devaient être décidées par le juge d'instruction", a dit Christophe Ravignat, le secrétaire général de la société, avant de préciser qu'une réunion avec le juge d'instruction devait avoir lieu prochainement. 

"Dans ces conditions, nous ne comprenons pas pourquoi le procureur fédéral juge nécessaire d'effectuer une saisie dès maintenant sur certains de nos camions."
Christophe Ravignat
Secrétaire général de la société

"Dans ces conditions, nous ne comprenons pas pourquoi le procureur fédéral juge nécessaire d'effectuer une saisie dès maintenant sur certains de nos camions", a-t-il ajouté. Une chose est certaine; la société confirme avoir pris les mesures nécessaires afin d'assurer le service aux clients tout en préservant les intérêts de l'entreprise, des employés et des chauffeurs. 

Enfin, le groupe, qui réfute les accusations à son encontre, confirme sa volonté de collaborer avec la Justice tout en espérant pouvoir se défendre "enfin" dans un climat serein. 

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect