Les amendes pour fraude ont rapporté 5 millions à la SNCB

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La SNCB a délivré plus de 530.000 amendes en 2014.

La SNCB poursuit ses actions pour lutter contre la fraude sur son réseau. Selon le rapport clientèle qui vient de sortir et dont "L’Echo" a eu connaissance, l’entreprise ferroviaire a délivré un total de 531.232 amendes à des usagers fraudeurs en 2014. Il s’agit en fait des fameux constats C170 que l’accompagnateur de train délivre aux usagers du train qui voyagent sans billet de transport ou ceux dont le ticket de train est inadapté.

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L’an dernier, près de 9.000 C170 ont été délivrés à des navetteurs voyageant en première classe sans titre de transport ou avec un billet de deuxième classe et plus de 522.000 autres C170 ont sanctionné des usagers pris en flagrant délit d’irrégularités en deuxième classe (sans titre de transport ou avec une carte non valable).

 

Amendes et huissiers

Dans pareille situation, l’usager peut, dans l’immédiat, payer le prix du billet augmenté d’un surtarif de 12,50 euros ou accepter de payer dans un délai de 15 jours. Dans ce dernier cas, il se voit imposer une amende de 60 euros en plus du prix du billet. Si l’usager ne s’exécute pas, la SNCB se tourne alors vers les huissiers pour obliger l’usager à payer.

"La fraude des tickets à bord des trains de la SNCB ne restera pas impunie."
Thierry Ney
Porte-parole

Remboursements en hausse

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Ces différentes voies ont permis à l’entreprise de récupérer un total d’environ 5 millions (4.742.023 euros) en 2014, en légère progression par rapport à 2013 (voir infographie ci-contre). Il y a pourtant des C170 dont les amendes n’ont pas été perçues. "Des mesures sont prises pour éviter que les usagers ne se retrouvent dans des situations d’irrégularités. Il y a la multiplication des canaux de vente des billets comme les automates, aux guichets ou encore notre application mobile. Par ailleurs, il y a aussi les contrôles fréquents à bord des trains pour dissuader les fraudeurs et le recours aux huissiers pour montrer aux usagers qui ne paient pas leurs billets qu’ils ne bénéficieront pas d’impunité", nous a confié Thierry Ney, porte-parole de la SNCB.

La vision stratégique de la ministre Jacqueline Galant (MR) ne passe pas chez les syndicats. La rencontre, mercredi, entre les CEO (SNCB, Infrabel) et les syndicats (CSC-Transcom, CGSP-Cheminots) en comité de pilotage n’a pas calmé les troupes, ni le contact avec la ministre. "Elle maintient la hausse de la productivité de 4% durant 5 ans. C’est près de 7.000 emplois qui vont disparaître", s’emporte un responsable syndical. Le bureau exécutif national de la CGSP-Cheminots se réunit aujourd’hui. Il pourrait déjà décider d’un plan d’actions.

Plusieurs sources parlent d’une semaine de grèves tournantes clôturée par une grève générale. Quand? Peut-être après la manifestation du 7 octobre. Les syndicats redoutent la disparition de HR Rail, la structure qui s’occupe des ressources humaines de la SNCB et d’Infrabel. ph. law.

La SNCB a aussi remboursé des usagers pour différentes raisons. Il y a notamment ceux qui ont payé double ou qui ont démontré que les automates n’étaient pas en état quand ils ont voulu acheter leurs billets. Ainsi, l’entreprise a remboursé 103.307 euros en 2014 contre 98.190 euros en 2013 (90.575 euros en 2012). La députée Sabien Lahaye-Battheu (Open VLD) a interpellé la ministre Galant (MR) sur le dossier des amendes.

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