Les camions de Jost peuvent à nouveau rouler

Roland Jost, le patron du groupe Jost. ©renault

La saisie des camions du groupe Jost a été levée ce jeudi en échange du paiement d'une caution. Ils peuvent donc reprendre la route, une situation qui devrait rester en l'état jusqu'à la fin de l'instruction.

En échange du paiement d'une caution, le juge d'instruction en charge du dossier Jost a accepté ce jeudi la levée de la saisie des camions du transporteur belge. 

Tous les camions qui avaient été saisis peuvent donc à nouveau rouler. La situation devrait rester ainsi jusqu'à la fin de l'instruction, toujours en cours. 

Après une belle bagarre de procédures judiciaires visant à empêcher la saisie de près de 250 camions, la société de transport et le parquet avaient dégagé un premier accord mercredi. Jost avait ainsi accepté l’idée de rapatrier près de 250 camions vers son site d’Herstal afin qu’ils soient saisis par la Justice.

Une solution a donc pu être trouvée ce jeudi. Dans un communiqué, Jost Group s'est dit soulagé par la décision de levée des saisies "moyennant des mesures alternatives à l’immobilisation des véhicules". "La suite de cette procédure permet également à Jost Group d’envisager l’avenir et les mesures à prendre de façon plus sereine", s'est réjouit ensuite le groupe. "Jost Group a toujours réfuté avec vigueur les accusations qui lui ont été portées et continuera à le faire", a-t-il conclu.

"Cette décision m'apaise", nous a confié Roland Jost, le CEO du groupe, sous le coup d’une enquête du parquet fédéral depuis 2017 pour des faits de fraude sociale et de trafic d'êtres humains dans le secteur des transports par le truchement de sociétés "boîtes aux lettres" en Roumanie et en Slovaquie.

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