Les tarifs des taxis bruxellois dans le top 10 européen

©Thierry du Bois

D’après une analyse de GoEuro, un ticket de métro coûte plus cher à Bruxelles qu’à Paris. Le trajet de 10 km en taxi y est aussi plus élevé.

Une récente analyse comparative des tarifs de transport dans plusieurs villes européennes révèle bien des surprises. Publiée fin 2014 par la plateforme de voyage multimodale GoEuro et relayée sur le site Internet www.ecosocioconso.com, elle indique par exemple que le prix moyen des taxis pour un trajet de 10 km est plus élevé à Bruxelles qu’à Paris. Il est d’environ 19 euros dans la capitale européenne contre près de 14,19 euros dans la ville lumière (voir infographie).

Uber va modifier la donne

Stockholm, Amsterdam et Londres sont les trois villes où les tarifs moyens d’une course sont les plus élevés en Europe. Dans ces trois villes, les chauffeurs de taxis vous factureront la course de 10 km, en moyenne, 31,57 euros à Stockholm, 28,73 euros à Amsterdam et 22,76 euros à Londres. Plusieurs éléments influencent à la hausse les tarifs des taxis, notamment la densité ou la fluidité du réseau routier, l’ouverture du marché ou encore le coût de la vie et l’attrait de la ville. L’arrivée d’Uber pourrait changer la donne dans la mesure où le spécialiste américain de location de voiture avec chauffeur propose des prix différents. C’est ainsi qu’à Bruxelles, son prix moyen est de 13 euros pour une balade de 10 km contre 22,88 euros à Paris, 26,40 euros à Londres, 27 euros à Amsterdam et 38,30 euros à Stockholm.

13 euros
Le prix moyen de la course est de 13 euros chez Uber, alors qu’il est de 19 euros pour les taxis à Bruxelles. Le prix du ticket de bus est de 2,50 euros.

GoEuro a également analysé le prix d’un aller simple en transport en commun dans des capitales européennes. Ici aussi, Bruxelles figure dans le top 10 des villes où les tarifs sont les plus élevés. Dans la capitale européenne, le prix d’un aller simple à la Stib est de 2,10 euros contre 1,70 euro à Paris, d’après les constats de GoEuro. Le prix du billet peut même monter jusqu’à 2,50 euros si l’usager l’achète à bord du bus. Cette stratégie vise à lutter contre le paiement en cash des tickets, pour des raisons notamment de sécurité et rapidité du service.
"On n’est pas les moins chers, mais on n’est pas les plus chers non plus; On se situe dans la tendance basse des tarifs d’Europe. Il convient de préciser que la Stib ne fonctionne pas par zones à Bruxelles et que le tarif de 2,10 euros est multimodal, car le ticket est valable pour tous les modes de transport que nous exploitons (bus, métro, tram). Avec un ticket de 2,10 euros, l’usager peut voyager sur tout le territoire des 18 communes de Bruxelles et des 6 communes de la périphérie; à Paris, il y a plusieurs zones et le tarif change quand on change de zone", nous a confié Françoise Ledune, porte-parole de la Stib.

©Patrick Pdhaeyere

1,90 euro en Wallonie

Elle rappelle également que la densité et la structure du réseau ne sont pas les mêmes à Bruxelles et à Paris. "Le système d’exploitation est différent aussi. On se compare plutôt à des villes comme Barcelone, Amsterdam, Lyon, Vienne ou encore Munich, Berlin et Lille. Par ailleurs, quand on fait une comparaison avec le ticket à la prestation et l’abonnement additionnés à Bruxelles et dans les autres villes, on n’est sûrement pas les plus chers", précise-t-elle.

Même refrain à la Société régionale wallonne du transport (SRWT), le groupe faîtier des Transports en commun (Tec) wallons. "C’est intéressant de savoir que le prix d’un aller simple dans les villes wallonnes (Liège, Charleroi, Namur, Mons, etc.) est en dessous de 2 euros. Il est de 1,90 euro par trajet", rétorque Stéphane Thiery, directeur marketing et porte-parole du groupe Tec.

Il rappelle également que ces comparaisons de tarifs ne tiennent pas compte des investissements, de la vitesse commerciale, de la fréquence, bref de tout ce qui est important aux yeux des usagers. "Tous ces éléments ont un impact sur les tarifs", précise-t-il. "Nous n’avons pas tenu compte de ces éléments, car ils compliqueraient l’analyse des données", nous a répondu Maxime Donnet, manager de GoEuro pour le Benelux et la France.

 

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