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Les transports en commun obligés de "regagner la confiance"

Avec la situation sanitaire et le télétravail, tous les modes de transport en commun voient leur affluence chuter. Une grande campagne de com' doit inverser la tendance. ©Photo News

Il n'y en avait que pour eux avant la crise du coronavirus. Mais aujourd'hui, les transports en commun sont obligés de mettre les moyens pour regagner la confiance des navetteurs.

Les quatre opérateurs de transports en commun du pays se mettent ensemble dans une campagne de promotion. Le but est clairement de faire revenir les voyageurs dans leurs trains, trams, bus ou métros.

Les transports en commun vivent en effet une période paradoxale. Ils étaient au sommet de leur gloire juste avant la crise du nouveau coronavirus. En effet, voyager en commun est l'un des piliers de la lutte contre le réchauffement climatique.

560.000
voyageurs par jour
La SNCB compte actuellement 560 000 voyageurs par jour contre 90.000 au plus fort de la crise. On reste loin des moyennes à plus de 900.000 d'avant le covid-19.

Mais le Covid-19 a douché cette belle dynamique. Aujourd'hui, en fonction des compagnies, on compte "50 à 75% de la fréquentation d’avant la crise", communiquent Stib, TEC, De Lijn et SNCB de concert alors que l'offre est maintenant "maximale". Un manque à gagner considérable pour eux que le contrubuable devra tôt ou tard combler.

On ne peut s'empêcher de noter une certaine note de tristesse dans le chef des quatre compagnies qui avouent qu'il s'agit maintenant aussi "de (re)gagner la confiance des voyageurs".

Les quatre opérateurs mettent en avant le télétravail comme principale cause de cette baisse de fréquentation. C'est sûrement le cas, mais un autre phénomène joue aussi. Certains usagers ne veulent tout bonnement plus prendre les transports en commun en ces temps de pandémie, malgré toutes les mesures sanitaires mises en place par les opérateurs.

"La crise sanitaire actuelle ne doit pas éluder l’urgence environnementale face à laquelle le transport en commun a une réponse majeure à apporter."
Vincent Peremans
Administrateur Général du TEC

La multiplication des vélos en ville vient aussi de là et pas seulement d'usagers qui abandonnent leur voiture. Le marché des véhicules d'occasion a aussi le vent en poupe. Quant aux services de mobilité partagée, ils sont aussi très populaires pour le moment.

"La crise sanitaire actuelle ne doit pas éluder l’urgence environnementale face à laquelle le transport en commun a une réponse majeure à apporter", insiste à ce titre Vincent Peremans, Administrateur Général du TEC.

Quant à Sophie Dutordoir de la SNCB, elle insiste qu'aujourd'hui ses services transportent 560.000 voyageurs par jour vers leur destination contre 90.000 à peine au plus fort de la crise. On reste cependant loin des moyennes à plus de 900.000 d'avant la crise à la SNCB. La campagne "Rajoutez aussi les transports en commun à vos nouvelles habitudes" sera donc des plus nécessaires.

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