Les trottinettes Micro veulent aussi séduire les grands enfants

©Micro Mobility

Après 30 ans d’existence, les trottinettes Micro tablent sur un public adulte pour leur croissance en Belgique. L’importateur Odissey compte sur l’électrique pour y arriver. Une activité qui amène son lot de défis.

Cela fait prêts de 30 ans que les trottinettes de conception suisse Micro se vendent bien en Belgique. Un business plutôt stable pour l’importateur belge Odissey qui écoule quelque 10.000 trottinettes par an et qui a repris l’activité en 2009. Odissey a l’exclusivité pour la Belgique et le Luxembourg. "C’est Micro qui a inventé la trottinette pliable. Le modèle a été depuis copié 100 fois. Micro a choisi le haut de gamme pour se différencier", détaille ainsi Paul Baetens, cogérant d’Odissey avec son épouse Laurence Deroisy.

700.000 €
Les produits Micro totalisent un chiffre d’affaires de 700.000 euros par an pour l’importateur belge. Cela devrait fortement progresser avec les modèles électriques et pourquoi pas, dans le futur avec des petites voitures électriques.

Il le sait cependant, face à un marché mature et la concurrence accrue des nouveaux acteurs comme Amazon, la croissance pour les produits Micro viendra surtout des produits adultes et de la trottinette électrique en particulier. Des produits plus chers qui amènent un lot de challenges à l’importateur. Ce dernier achète des stocks, des containers entiers de produits. Mais quand il s’agit de produits électriques, tout est plus compliqué. On parle ici de produits plus chers (de 1.000 à 1.100 euros pour le plus haut de gamme) avec des marges plus faibles.

Il s’agit donc de bien gérer son stock, surtout que les batteries électriques perdent de la capacité avec le temps et qu’il ne s’agit donc pas de garder une trottinette électrique deux ans dans son stock.

"C’est Micro qui a inventé la trottinette pliable. Le modèle a été depuis copié 100 fois. Micro a choisi le haut de gamme pour se différencier."
Paul Baetens
cogérant d’Odissey

En deux ans et demi, 350 de ces modèles électriques ont été écoulés en Belgique. Les 10.000 trottinettes par an d’Odissey représentent 700.000 euros de chiffres d’affaires sur les 2 millions d’euros que réalise l’importateur.

Tous à trottinette

Les trottinettes pour adultes sont un marché en pleine croissance alors que de nombreux citadins repensent leur mobilité. Ce type de transport bénéficie des plans cafétérias et profitera aussi du budget mobilité des entreprises.

Suite à des demandes persistantes de clients qui voulaient avoir accès à toute la gamme des produits Micro à un seul endroit, les gérants ont ouvert un magasin à Tervuren avant l’été. Un endroit propice pour faire tester l’ensemble de la gamme de produits. Ils envisagent d’en ouvrir d’autres dans certaines villes.

Odissey table sur une croissance de 25% par an grâce au succès des trottinettes pour adultes, mais aussi des casques vélos. En portefeuille, l’importateur a également les casques de vélos Nutcase et les vélos Tokyo Bike. Autant de produits assez tendance et haut de gamme qui surfent sur les changements de comportements en matière de mobilité.

Microvoiture électrique

La Microlino électrique ©Micro Mobility

Les Suisses de Micro, de leur côté, ont récemment fait parler d’eux avec l’homologation de leur toute petite voiture électrique, la Microlino qui s’inspire de la BMW Isetta d’après guerre et qui s’attaque au marché de la Twizy de Renault.

Odissey, qui utilise déjà pas mal le véhicule à des fins promotionnelles, envisage de pouvoir les commercialiser en Belgique. "C’est quelque chose qu’on négocie pour l’instant. Le véhicule sera commercialisé en 2019 en Suisse et en Allemagne. En fonction du succès et de la capacité d’entretenir les voitures, le véhicule arrivera dans les autres pays comme la Belgique ensuite."

Il faut en effet pouvoir s’appuyer sur un réseau pour entretenir les véhicules, ce qu’un acteur comme Odissey ne sera pas capable de faire. En Suisse, c’est dans les Bosch service center que l’entretien aura lieu. Reste à voir quel réseau serait prêt à faire de même en Belgique.

Wim Ouboter, fondateur de Micro ©Micro Mobility

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