Les vélos électriques américains Fuell ont du capital liégeois sous la pédale

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Les vélos électriques Fuell sont américains mais avec une dose de capital liégeois. Les livraisons débutent en septembre avant l’autre grand défi: une moto.

Un an et demi plus tard, Erik Buell et François-Xavier Terny sont en passe de réussir une première partie de leur pari. Leurs vélos électriques premium, les Fuell, commenceront à être livrés dès la fin du mois de septembre dans le monde entier. L’initiative de cette nouvelle marque américaine a un peu de belgitude, car le troisième associé est l’entreprise Spark Racing Technology, détenue par Frédéric Vasseur et à 25% par les Liégeois de Sodaphi, le family office dirigé par Alexandre Dallemagne.

"Aujourd’hui, on peut entièrement revoir la chaîne de valeur et vendre directement aux clients du monde entier."
François-Xavier TernyCEO de Fuell

L’idée était de produire des vélos et des motos électriques au sein d’une nouvelle marque américaine. Appelée VanguardSpark dans un premier temps, elle changera de nom par la suite pour s’appeler Fuell Les produits consistent en une gamme de vélos électriques Fluid et des motos électriques Flow. Évidemment, comme le dit le CEO François-Xavier Terny, "un vélo c’est un peu plus facile que la moto. Il y a moins de complexité et de besoin de certification qu’une moto".

Produits à Taïwan

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Il était donc moins onéreux de commencer par les vélos. Entièrement conçus par Fuell, les vélos sont produits à Taïwan sur les chaînes d’un partenaire. Obligatoire avec des volumes comme ceux que produit actuellement la société, qui n’exclut pas de se relocaliser en Occident dans le futur. Fuell finalise un nouveau round de financement de 3 millions de dollars, mais les fondateurs restent majoritaires.

La société a aussi procédé à un financement auprès du grand public via une sorte de crowdfunding. "Il s’agit en fait d’une prévente en ligne de vélos. On vous donne 30% de réduction sur le prix, mais vous payez 100% d’avance. Ce qui nous permet d’avoir le financement directement disponible", détaille le CEO. Une manœuvre qui a permis à la jeune société de récolter 1,15 million de dollars en avance pour la production et qui permet par exemple d’obtenir le vélo le moins cher de la gamme pour 2.529 euros au lieu de 3.610 euros.

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Fuell entend être une marque premium. L’objectif est d’avancer pas à pas et non via d’énormes volumes. "L’année prochaine on vendra quelques milliers de vélos. L’objectif est un volume de 10.000 vélos au moins en 2023", dévoile Terny, qui assure que dès 2020, l’activité vélo sera rentable. Quant au modèle de commercialisation du vélo, il sera essentiellement en ligne, directement vers les consommateurs. Des solutions hybrides sont envisagées avec des partenaires locaux par-ci par-là. Sur les 500 vélos précommandés, 40% l’ont été en Amérique du Nord et 50% en Europe.

La moto n’est pas oubliée mais il faudra encore "une grosse année de travail avant de pouvoir rentrer en production", temporise le CEO.

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