Les vélos électriques d'Uber débarquent à Bruxelles

Les vélos Jump sont l'un des nombreux développements de la société Uber. ©REUTERS

Des vélos Jump ont été déposés partout en ville. Le service de vélos électriques partagés d'Uber prend donc comme prévu d'assaut la capitale belge.

Les vélos partagés électriques d'Uber, les Jump, sont désormais disponibles à Bruxelles. La date de lancement n'était plus vraiment un secret dans la mesure où Uber avait convié tout Bruxelles à un événement de lancement ce 25 avril. Celui-ci avait lieu cet après-midi en présence du ministre de la mobilité bruxellois Pascal Smet.

Ce dernier avait déjà confirmé dès ce jeudi matin sur Twitter que les vélos rouges de Jump étaient disponibles. Les informations détaillées sur le service, la zone de couverture de celui-ci et le nombre de vélos ont été rendues publiques dans l'après-midi. Dans le détail, 500 vélos sont déployés dans la capitale.

Ils seront disponibles dans 6 communes bruxelloises: Bruxelles-Ville, Saint-Gilles, Ixelles, Etterbeek, Saint-Josse-ten-Noode et Schaerbeek. 

Le manager général de Jump pour la Belgique, Nikolaas Van De Loock, promet "qu’il y aura toujours un vélo disponible à quelques minutes de distance." Le prix est le même que celui pratiqué par les services de trottinettes partagées, à savoir un euro pour débloquer le vélo et 15 centimes par minute ensuite. Les Bruxellois attentifs ont vu dès ce matin les vélos rouges de Jump fleurir sur les trottoirs. En fin de trajet, les vélos peuvent être stationnés correctement partout dans la zone d'activité. La location prend fin une fois le vélo attaché.

Plateforme unique

Les vélos en tant que tels sont débloqués directement depuis l'application Uber, la même que pour les voitures avec chauffeurs. De cette manière, Uber "espère que cela va amener d’autres personnes vers la plateforme Uber", explique Van De Loock. Uber veut proposer une solution totale de mobilité avec plein de services différents.

©BELGAIMAGE

La nouvelle de l'arrivée de Jump signifie que l'acteur local Billy Bike voit un concurrent de poids arriver dans la capitale. Il en va de même pour les Villo de JC Decaux qui fonctionnent sur le modèle de bases fixes. On attend toujours la version électrique de ceux-ci.

"La compétition est bonne. On a voulu être une ville ouverte. Je suis très content que l’on devienne l’une des premières villes qui peut accueillir Jump", a insisté Pascal Smet.

En plus des 6 sociétés de trottinettes partagées qui sont actives dans la capitale bruxelloise et des différents services de voitures partagées, la mobilité bruxelloise se voit à nouveau offrir un nouveau service, visant à diminuer d'autant plus le nombre de trajets effectués en voiture dans la capitale, pour le meilleur et pour le pire.

"Moins de nuisances que la voiture"

©REUTERS

On entend en effet beaucoup de plaintes sur le caractère chaotique des trottinettes partagées qui sont garées n'importe où. Le risque est moins grand pour les vélos de Jump qui doivent être attachés en fin de location. 

"Si c’est nécessaire, on va voir avec les communes pour des zones de drop off et des emplacements spécifiques pour ces nouveaux engins. Mais il faut souligner que la nuisance vient plus des voitures que des vélos ou des trottinettes partagées", insiste Pascal Smet. "Chaque jour, des dizaines de voitures sont mal garées et je n'entends personne me dire qu’il faut interdire les voitures", ajoute-t-il.

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