SNCB-Holding: une loi sur mesure pour Fontinoy

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La SNCB-Holding pourrait tenir une AG extraordinaire afin de modifier ses statuts et permettre à son président de rester 6 années de plus à la tête du conseil d'administration.

Selon nos informations, des tractations sont en cours à la SNCB-Holding pour organiser une assemblée générale extraordinaire afin de modifier les statuts et traduire dans les faits ce que plusieurs observateurs désignent comme la "loi Fontinoy". Il s’agit en fait de la disposition légale adoptée au niveau fédéral pour permettre au président Jean-Claude Fontinoy de prolonger son bail de 6 ans à la tête du conseil d’administration (CA) de la SNCB-Holding.

Né en 1945 (une année hautement symbolique avec la fin de la deuxième guerre mondiale), il aurait normalement dû clôturer son mandat de président du groupe faîtier des chemins de fer belges en 2010 en raison de la limite d’âge de 65 ans. Mais homme de réseaux et ne voulant pas quitter un secteur qu’il affectionne, Jean-Claude Fontinoy a su tirer les alarmes qu’il faut pour que le nécessaire soit fait. D’où la "loi Fontinoy" de l’année dernière. Mais il fallait une modification des statuts de la SNCB-Holding pour régulariser la situation. La question est de savoir maintenant si les décisions prises par le CA de la SNCH-Holding, sous la houlette de son président, sont valables au regard des statuts qui ne sont pas encore mis à jour.

Il faut dire que Jean-Claude Fontinoy connaît parfaitement le monde ferroviaire belge pour avoir été un employé de la SNCB. Ingénieur industriel de formation, il est entré à la SNCB le 23 juillet 1967 à l’infrastructure. Mais il en a été pensionné très tôt. En 1986, il devient conseiller du jeune président de l’entreprise, Didier Reynders (MR). C’est d’ailleurs à cette époque qu’a démarré la relation d’amitié entre les deux hommes. Et celle-ci dure puisque Jean-Claude Fontinoy est conseiller au cabinet de l’actuel ministre des Finances. En décembre 1999, il devient administrateur de la SNCB et à la scission de l’entreprise unique, il prend la présidence du holding en février 2005.

Pour l’année 2010, il a touché une rémunération brute de 58.900,04 euros (Hors indemnité de fonctionnement de 2.400euros). Il a aussi touché un brut de 15.200 euros pour son mandat d’administrateur chez l’opérateur SNCB.

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