Uber déjà redevenu aussi fort qu'avant à Bruxelles

Joost Verdiesen (et un chauffeur d'Uber), manager des opérations et de la logistique d'Uber en Belgique. ©olivier polet

L’interdiction d’UberPop avait été un coup dur pour la société américaine à Bruxelles. L'Echo apprend que son service avec chauffeurs professionnels uberX lui permet néanmoins, après seulement un an, de retrouver un niveau d’activité aussi élevé.

Un an après le lancement d'uberX chez nous, Uber fait le bilan sur ses activités belges. Le service Uber avec chauffeurs professionnels s’est bien relevé après la fin d’uberPop (le service avec chauffeurs non professionnels devenu illégal chez nous).

"Nous avons eu en un an plus de succès que prévu et nous avons aujourd’hui le même niveau d’activité que du temps d’uberPop", nous explique Joost Verdiesen, Operations and Logistics Manager chez Uber.

Si la société ne dévoile pas le nombre de trajets parcourus chez nous par uber X, elle se targue d’avoir 47.000 utilisateurs actifs qui ont utilisé le service au moins une fois dans les trois derniers mois. 450 chauffeurs travaillent pour uberX.

Uber ne sait pas savoir si ses chauffeurs travaillent à temps plein chez elle. Ceux-ci doivent obtenir la licence de véhicule avec chauffeur qui leur coûte 600 à 700 euros par an en taxes

À l’inverse des licences taxis, ce type de licence ne permet pas de se garer sur les places taxis, de prendre les lignes réservées aux bus ou de prendre des gens qui n’ont pas réservé au préalable.

"Pour les chauffeurs, nous offrons un travail plus flexible que les sociétés de taxis", dit Joost Verdiesen ©olivier polet

Uber n’exclut pas de séduire des chauffeurs de taxi avec son offre bien "plus flexible" que celle d’une compagnie de taxis classique.

Si UberX est autorisé à Bruxelles, la société aimerait pouvoir étendre ses activités à Liège et à Anvers. La législation est régionalisée, ce n’est pas un problème de déposer un client en dehors de Bruxelles, mais c’est un problème d’en prendre un. "Au plus vite la législation le permet, au mieux", entend-on chez Uber.

Pour le futur, la société n’exclut pas de lancer d’autres services à Bruxelles comme par exemple UberEats, le service de livraison de plats à domicile qui existent déjà dans plusieurs villes américaines et canadiennes et que Uber a lancé récemment à Paris et à Londres.

Connait-elle une crainte de la concurrence du carsharing qui arrive en force sur la capitale? "Non car ce n’est pas toujours facile pour un petit trajet", répond le responsable logistique et opérations d'Uber.

5 minutes
Votre chauffeur Uber arrive en moyenne dans les 5 minutes à Bruxelles. Une moyenne que la société veut faire tomber à deux.

A côté de uberX, l'autre service uberBlack haut de gamme reste plus modeste par rapport à l'autre activité de l'entreprise.

Pour l'anniversaire d'uberX, la société américaine entend marque le coup avec... des Donuts répartis ça et là dans les voitures des chauffeurs.

Tout un programme pour une société qui s'est par exemple fixé comme objectif de diminuer son temps moyen d’attente.

Actuellement, il est de moins de moins de 5 minutes mais dans les villes où le service marche vraiment bien, il est à moins de deux minutes. " Dans 90% des cas, le temps d’attente est de moins de 10 minutes ", ajoute Joost Verdiesen

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