UberPOP interdit en France

©AFP

Une centaine de taxis parisiens procédaient ce lundi à une opération escargot vers les aéroports de la ville . En cause, la concurrence d'Uber. De son côté, le ministère de l'Intérieur a annoncé l'interdiction d'UberPOP dès janvier.

Près d'une centaine de taxis ont commencé à converger lundi matin vers Paris, depuis les aéroports de Roissy et Orly, pour une opération escargot destinée à dénoncer la concurrence du géant du véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC) Uber.

Environ 70 taxis à Roissy et une trentaine à Orly se sont rassemblés au petit matin, dans le calme, selon des sources aéroportuaires. A Roissy, certains taxis ont collé sur leur pare-brise des autocollants "Profession en danger, non a la concurrence déloyale".

"La mobilisation est clairement moins importante que lors des derniers mouvements, car les principaux syndicats n'ont pas appelé à la grève", assure une source aéroportuaire. "Mais les taxis n'ont pas besoin d'être nombreux pour bloquer une voie d'autoroute", rappelle toutefois cette source.

L'intersyndicale des chauffeurs a choisi de ne pas se joindre au mouvement, même si elle milite aussi pour l'interdiction d'Uber. "Nous ne voulons pas déranger les gens à l'approche de Noël", a expliqué Nordine Dahmane, membre de l'intersyndicale qui doit se réunir lundi pour décider d'un éventuel mouvement en janvier.

Il y a donc des taxis disponibles en ville, dans les gares et les aéroports même s'il faut s'attendre à d'importants embouteillages.

Ce nouvel épisode dans la guerre des taxis fait suite au refus vendredi du tribunal de commerce de Paris d'interdire le populaire mais controversé service UberPOP, qui met en relation des passagers et des automobilistes qui ne sont pas chauffeurs professionnels. Interrogé sur les ondes de iTele, Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, a indiqué qu'UberPOP, offre payante d'Uber, sera interdite en France dès le 1er janvier avec l'entrée en vigueur de la loi Thévenoud sur la régulation de la concurrence avec les taxis.

Le gouvernement "ne cède absolument à rien" dans le dossier des taxis, a déclaré Manuel Valls, le Premier ministre. "Nous ne cédons à aucune corporation, nous appliquons la loi", a insisté Manuel Valls. "Libérer les énergies de notre économie, ce n'est pas la loi de la jungle. Il faut rassurer évidemment les taxis, ceux qui manifestent et surtout ceux qui ne manifestent pas et sont parfaitement au courant des processus d'élaboration de la loi".

Plusieurs opérations escargot ont déjà été menées en France depuis le début de l'année pour dénoncer la concurrence des VTC, et particulièrement celle d'Uber.

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