Un jour sans train, la solution pour éviter le black-out

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Alors que les craintes de pénurie d’électricité sont bien réelles pour cet hiver, Infrabel confirme qu’en cas de délestage annoncé, les chemins de fer belges préconiseront l'arrêt pur et simple de tout le trafic ferroviaire.

Le principe avait été arrêté précédemment. Il est toujours d’actualité, nous confirme Frédéric Sacré, porte-parole d’Infrabel. "En cas d’annonce d’un délestage des tranches 1 à 7, la SNCB et Infrabel préconiserons l'arrêt du trafic de tous les trains." Une question de sécurité.

Ces dispositions devraient sans doute permettre d’éviter la nécessité d’actionner le fameux plan de délestage.

La SNCB ne veut en effet pas prendre le risque de se retrouver avec des trains remplis de voyageurs arrêtés dans le froid en rase campagne, ni prendre la responsabilité d’amener les navetteurs sans savoir si elle pourra les ramener le soir. Car même si le délestage ne va concerner que des zones limitées du pays, les trains, eux, effectuent souvent de grandes liaisons, comme Eupen-Ostende, Anvers-Charleroi ou Bruxelles-Luxembourg. Un cauchemar, donc, à organiser si certaines parties du pays sont privées d’électricité.

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Une exception tout de même: si le délestage annoncé concerne la tranche 8 – la première qui doit être activée en cas de pénurie d’électricité, selon le plan de délestage. "Dans ce cas, nous organiserons un service alternatif sur les grands axes structurants. Mais le trafic sera très largement inférieur à la normale", souligne le porte-parole d’Infrabel.

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Le paradoxe de ces dispositions? Elles devraient sans doute permettre d’éviter la nécessité d’actionner le fameux plan de délestage, qui consiste à couper alternativement, vraisemblablement durant le pic de consommation du soir, entre 17 heures et 20 heures, une série de postes d’approvisionnement en électricité pour diminuer la consommation d’électricité.

"Un éventuel arrêt total sera précédé d’une série d’autres mesures, avec des administrations ou des grandes entreprises qui demanderont à leur personnel de privilégier au maximum le télétravail."
Frédéric Sacré
Porte-Parole d'Infrabel

Les chemins de fer belges sont en effet un des plus gros consommateurs d’électricité du pays, avec une consommation annuelle d’1,6 TWh. L’arrêt total des trains, ou une forte réduction du trafic, conjuguée à une coupure de l’alimentation électrique de certaines gares, devrait permettre de surmonter le problème, puisque la consommation des trains représente jusqu’à 400 MW aux heures de pointe.

Bien entendu, un arrêt total des trains aurait des conséquences importantes sur la Belgique et son économie. "Mais il sera précédé d’une série d’autres mesures, avec des administrations ou des grandes entreprises qui demanderont à leur personnel de privilégier au maximum le télétravail", précise Frédéric Sacré.

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