Un prêt de 210 millions demandé pour le tram de Liège

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La SRWT, maître d’ouvrage, a relayé une demande des candidats à la construction du tram pour un emprunt de 210 millions d’euros, sur un budget total de 420 millions. Trois consortiums de privés sont candidats pour construire le tram dans le cadre d’un partenariat public privé.

Selon nos informations, la Société régionale wallonne du transport (SRWT), la structure faîtière des Tec wallons a fait une demande d’un emprunt de 210 millions d’euros à la Banque européenne d’investissement (BEI) pour assurer la construction du tram de Liège dont la mise en service est attendue pour 2022.

Selon des sources proches du dossier, la SRWT n’a fait que relayer une demande des partenaires privés candidats à la réalisation du projet liégeois. La demande de la SRWT a été publié sur le site de l’institution financière des États membres de l’Union européenne.

→ Un emprunt pour quoi?

La description du projet sur le site de la Banque indique qu’il vise la construction de 21 stations et d’un nouveau dépôt ainsi que de l’acquisition des trams. "On s'attend à ce que le projet fournisse la capacité satisfaisante en réponse à la demande croissante de transport public. Il fait partie d’une série de mesures initialement identifiées dans le plan de mobilité de la ville. Le projet sera réalisé dans le cadre d’un partenariat public privé (PPP) du type DBFM (Design, built, finance, maintenance) qui sera signé entre la SRWT et le partenaire privé", lit-on sur le site de la BEI.

L’investissement total est estimé à environ 420 millions d’euros.

Pourquoi un tram à Liège?

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Les promoteurs du tram soutiennent qu’il contribuera à la mobilité urbaine durable en améliorant le système de transport dans la zone métropolitaine de Liège. Ils rappellent que le tram offrira des services de transport public fiables, efficaces et rapides qui réduiront les temps de voyage dans la ville et encourageront le transfert modal de la voiture privée au transport public. Ils soulignent que le projet du tram de Liège s’inscrit parfaitement dans les objectifs de l’Europe et de la BEI en matière de réchauffement climatique car il contribuera à réduire la congestion et les émissions de gaz à effet de serre. Le dossier est à l’analyse à la BEI.

→ Qui est en lice?

Le gouvernement wallon a désormais reçu le feu vert d’Eurostat sur le montage du PPP permettant de déconsolider l’investissement du tram du budget wallon.

Fort de ce fiat, il a validé la semaine dernière le cahier des charges de la construction du tram qui doit relier Sclessin et Herstal sur une distance de quelque 12 kilomètres. Trois consortiums ont été retenus par la SRWT pour participer à l’appel d’offres: Alstom-BAM PPP PGGM, CAF-Colas-DIF et Skoda-Vinci-CFE-Meridiam-ETF.

D’après le ministre wallon de la Mobilité, Carlo Di Antonio (cdH), l’attribution du marché est attendu pour le deuxième semestre 2018.

En validant le cahier des charges, l’exécutif wallon a aussi approuvé la ligne budgétaire qui permettra de payer un loyer annuel de 42 millions durant 27 ans au soumissionnaire qui aura remporté le marché public, soit plus d’un milliard en fin de compte. Mais les autorités wallonnes espèrent que le loyer sera revu à la baisse si le soumissionnaire obtient le prêt de 210 millions de la BEI. L’aménagement d’une piste cyclable à double sens le long de la ligne de tram est prévu par les autorités liégeoises.

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