Vinci réclame 1 milliard à l'État français

L'Etat français avait accordé à Vinci une concession de 55 ans pour la gestion de Notre-Dame-des-Landes, un projet abandonné.

L’entrepreneur français avait obtenu une concession de 55 ans pour l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui a été abandonné. Pour des indemnités, il y a des précédents.

L'idée de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) était de "déplacer" l’aéroport de Nantes, trop proche de l’agglomération. Un site avait été trouvé, où quelques agriculteurs étaient disposés à vendre leurs terres à bon prix. Fin 2010, l’État français accorde à Vinci une concession de 55 ans pour la gestion des aéroports de Nantes-Atlantique, Saint-Nazaire Montoir et NDDL, à construire et qui remplacera Nantes-Atlantique. Mais quelques écologistes finissent par avoir raison du processus.

Vinci, aujourd'hui, demande des comptes à l'État français. Le chiffre du "milliard d’euros" a été cité par nos confrères d’Ouest France. Ce chiffre tiendrait compte des dépenses déjà engagées dans les démarches préparatoires et des manques à gagner dans l’exploitation future.

389 millions d'euros
L'indemnité obtenue par TAV en Turquie
TAV, une filiale d’Aéroports de Paris, a obtenu une indemnité de 389 millions d'euros pour le transfert d’activité de l’aéroport Atatürk d’Istanbul vers un nouvel aéroport, 21 mois avant la fin de la concession.

Comme l’expliquait dernièrement La Tribune, ce montant colle peu ou prou à l’indemnité obtenue en Turquie par TAV, une filiale d’Aéroports de Paris, pour le transfert d’activité de l’aéroport Atatürk d’Istanbul vers un nouvel aéroport, 21 mois avant la fin de la concession. Pour ces 21 mois de manque à gagner, TAV a reçu 389 millions d’euros.

"Ramenée à la taille de Nantes-Atlantique et à la durée restante de la concession (44 ans), l’indemnité obtenue par TAV équivaut bien à un milliard d’euros."
Fabrice Gliszczynski
Spécialiste aéronautique à La Tribune

"Ramenée à la taille de Nantes-Atlantique (qui accueille dix fois moins de passagers) et à la durée restante de la concession (44 ans), l’indemnité obtenue par TAV équivaut bien à un milliard d’euros", commente Fabrice Gliszczynski, spécialiste aéronautique du quotidien français. Le gouvernement français, lui, considère la somme exagérée. "Il faudrait enlever quelques zéros", suggérait un ministre.

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